Pékin a tenté en 1996 d’acheter les faveurs - d’hommes politiques américains
le 13 août 2001 à 00h00
Le gouvernement chinois a tenté en 1996 d’acheter les faveurs d’hommes politiques américains par le biais d’un financement occulte de leurs campagnes, révèle un rapport d’une commission d’enquête du Sénat. Les conclusions de cette enquête, rendues publiques par la Commission de renseignement du Sénat, sont diffusées par la Fédération des savants américains sur son site Internet. La commission a établi que Pékin avait lancé en 1996 une opération secrète visant à influer sur la vie politique américaine en tentant de faire parvenir des fonds à des personnes exerçant des fonctions de responsabilité, indique le texte. L’enquête a eu pour origine des allégations selon lesquelles Pékin aurait tenté en 1996 de financer à hauteur de 300 000 dollars la campagne de réélection du président Bill Clinton par le truchement du collecteur de fonds du Parti démocrate Johnny Chung. La commission s’est attaché en particulier à déterminer si les activités de Chung faisaient partie d’efforts concertés des services de renseignement chinois d’acheter les faveurs de responsables politiques américains. La réponse à cette question est «oui», affirme le rapport. Selon le document, les autorités chinoises ont recherché dès 1995 un moyen de réchauffer leurs relations avec Washington, en particulier avec des membres du Congrès, après que l’Administration Clinton eût reçu le président taïwanais de l’époque Lee Tung-hui, une visite qui provoqua l’ire de Pékin. Dès lors, Pékin lança un plan secret «dont l’existence est étayée par des preuves que la commission a examinées, y compris des rapports (des services) de renseignement», poursuit le rapport. Les auteurs de ce «Plan Chine» avaient choisi comme cibles «des responsables politiques ou des candidats à l’échelon local, celui des États (américains) ainsi qu’au niveau fédéral». Le rapport fait état d’informations émanant des services de renseignement et indiquant que des responsables chinois ont «fourni des fonds destinés à des campagnes politiques» aux États-Unis. Toutefois, la commission n’a trouvé aucune preuve que les Chinois aient pu influencer des membres du Congrès. Rien ne prouve non plus, selon le document, que «les contributions aient eu une influence quelconque sur la politique américaine (...) ou que les récipiendaires connaissaient l’origine étrangère de ces contributions». Johnny Chung a déclaré aux enquêteurs que Liu Chaoying, fille d’un éminent général de l’armée chinoise, avait servi d’intermédiaire pour l’acheminement des fonds occultes du gouvernement de Pékin. La Chine a fermement rejeté les allégations américaines, et la Commission nationale du Parti démocrate a assuré que tous les dons avaient été renvoyés. Il semble cependant que Chung n’ait pas été le seul acteur dans cette affaire. «Il existe également des informations concernant des contributions d’autres sources faites à un candidat républicain à une fonction d’État et à un titulaire républicain d’une fonction d’État», selon la commission. Aucun de ces hommes politiques n’est identifié dans le rapport.
Le gouvernement chinois a tenté en 1996 d’acheter les faveurs d’hommes politiques américains par le biais d’un financement occulte de leurs campagnes, révèle un rapport d’une commission d’enquête du Sénat. Les conclusions de cette enquête, rendues publiques par la Commission de renseignement du Sénat, sont diffusées par la Fédération des savants américains sur son site Internet. La commission a établi que Pékin avait lancé en 1996 une opération secrète visant à influer sur la vie politique américaine en tentant de faire parvenir des fonds à des personnes exerçant des fonctions de responsabilité, indique le texte. L’enquête a eu pour origine des allégations selon lesquelles Pékin aurait tenté en 1996 de financer à hauteur de 300 000 dollars la campagne de réélection du président Bill Clinton par...
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