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Actualités - Chronologies

Un mot à la mode - Génération H...

«Emmène-moi danser dans les dessous des villes en folie, puisqu’il y a dans ces endroits autant de songes que quand on dort et on ne dort pas, alors autant se tordre ici et là... et se rejoindre en bas» (Noir Désir). Génération perdue. En manque d’identité. En pleine crise, la jeunesse libanaise. En pleine crise de confiance. On se cherche, on veut exister, fuir l’ennui d’aujourd’hui et l’angoisse du lendemain. Tout cela concerne une certaine catégorie sociale. Celle qui a les moyens matériels de se noyer dans un délire de faux plaisirs, de basculer petit à petit dans les bas-fonds de l’enfer... Les plus défavorisés, exempts de tout reproche ? Non. Ils ont eux aussi leur manière de «triper» à coup de H. Pas une soirée, pas un rancard sans la présence de cette quotidienne dose, horrible mélange de saletés chimiques, dose «héroïnisée», «cocaïnisée», «extacéïsée», «satanisée» aussi. L’enfer. Le noir total, que les plus acharnés qualifient de «paradisiaque» parce qu’il est trompeur, bourré d’illusions et de promesses fictives, illustrées tantôt sous forme de poudre blanche, tantôt à coup de cachet... Le tout pour se sentir horriblement zen, affreusement space, terriblement bien... en mal. Comme ci ça changeait quelque chose à l’existence... On ne se rencontre plus. On squatte. Le «cheese and wine» ? Il tend à s’effacer pour laisser place au «squat and snif». C’est le dernier mot à la mode d’ailleurs. Squatte. Le dernier mot de cette génération H. «On va squatter ce soir ?». Mais quel squatte bon dieu ? S’enivrer ? Se prendre pour Kurt Cobain ou Jim Morrison l’espace d’une nuit ? S’autodétruire ? Fuir son malaise ? Mais le malaise, il est là et bien là, avec ou sans Jim. Au lieu de le fuir, ne vaudrait-il pas mieux le regarder en face
«Emmène-moi danser dans les dessous des villes en folie, puisqu’il y a dans ces endroits autant de songes que quand on dort et on ne dort pas, alors autant se tordre ici et là... et se rejoindre en bas» (Noir Désir). Génération perdue. En manque d’identité. En pleine crise, la jeunesse libanaise. En pleine crise de confiance. On se cherche, on veut exister, fuir l’ennui d’aujourd’hui et l’angoisse du lendemain. Tout cela concerne une certaine catégorie sociale. Celle qui a les moyens matériels de se noyer dans un délire de faux plaisirs, de basculer petit à petit dans les bas-fonds de l’enfer... Les plus défavorisés, exempts de tout reproche ? Non. Ils ont eux aussi leur manière de «triper» à coup de H. Pas une soirée, pas un rancard sans la présence de cette quotidienne dose, horrible mélange de...