Faute de perspective de paix, les deux camps s’enfoncent dans la violence
le 07 août 2001 à 00h00
Faute de perspective de paix, Israéliens et Palestiniens semblaient s’enfoncer encore davantage dans la violence, les attentats des uns répondant aux représailles des autres. «Nous allons vers une explosion», a mis en garde lundi un haut responsable militaire, cité par la radio publique. Le quotidien israélien Haaretz compare pour sa part lundi le président palestinien Yasser Arafat et le Premier ministre israélien Ariel Sharon à deux «conducteurs fonçant l’un vers l’autre sur une route étroite au bord d’un précipice». De fait, le cessez-le-feu proclamé le 13 juin est devenu une fiction alors que le bilan des victimes s’allonge de jour en jour. Au cours des dernières vingt-quatre heures, quatre personnes ont été tuées, trois Palestiniens, l’auteur d’une attaque au cœur de Tel-Aviv, un activiste du Hamas et un policier, ainsi qu’une femme colon. En riposte, l’armée israélienne a bombardé trois positions de la sécurité palestinienne en Cisjordanie, dans la nuit de dimanche à lundi. Elle a annoncé en outre la capture d’un Palestinien qui s’apprêtait à perpétrer, selon elle, un attentat-suicide à Tel-Aviv. Non seulement les deux camps ne négocient plus un règlement, mais ils ont même stoppé tout contact pour arrêter les violences et permettre cette reprise des pourparlers. Les négociations politiques se sont arrêtées avec la venue au pouvoir en mars du champion de la droite Ariel Sharon, à la tête d’un gouvernement d’union nationale. M. Sharon, qui s’était engagé lors de sa campagne électorale à ne «pas négocier sous le feu» des attaques palestiniennes, n’a pas cédé d’un pouce. Les Palestiniens ont décidé pour leur part fin juillet de suspendre les contacts sécuritaires, sous l’égide de la CIA américaine, pour protester contre la poursuite des meurtres ciblés d’activistes palestiniens par Israël et compte tenu de l’absence d’effet de ces contacts. Ils placent surtout leurs espoirs dans une intervention internationale, sous forme notamment d’un envoi d’observateurs. Mais ils se heurtent sur ce point à un refus net d’Israël et à un manque de volonté manifeste des États-Unis de forcer la main à l’État juif, son allié traditionnel.
Faute de perspective de paix, Israéliens et Palestiniens semblaient s’enfoncer encore davantage dans la violence, les attentats des uns répondant aux représailles des autres. «Nous allons vers une explosion», a mis en garde lundi un haut responsable militaire, cité par la radio publique. Le quotidien israélien Haaretz compare pour sa part lundi le président palestinien Yasser Arafat et le Premier ministre israélien Ariel Sharon à deux «conducteurs fonçant l’un vers l’autre sur une route étroite au bord d’un précipice». De fait, le cessez-le-feu proclamé le 13 juin est devenu une fiction alors que le bilan des victimes s’allonge de jour en jour. Au cours des dernières vingt-quatre heures, quatre personnes ont été tuées, trois Palestiniens, l’auteur d’une attaque au cœur de Tel-Aviv, un activiste du Hamas...
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