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Actualités - Chronologies

Japon - Le gouvernement nippon promet de réduire fortement le budget

Le gouvernement japonais va chercher à réduire très sensiblement les dépenses dans le budget de l’exercice 2002/2003 se terminant en mars 2003, pour la première fois depuis des années. «Le gouvernement réduira le budget de l’an prochain en taillant dans les dépenses de 5 000 milliards de yens», a indiqué le ministre de la Politique budgétaire Heizo Takenaka, avant de préciser qu’il allait augmenter de 2 000 milliards les sommes octroyées à sept domaines spéciaux. Cela ramènera les coupes prévues à 3 000 milliards de yens (27,5 mds EUR, 24 mds USD). Les sept domaines qui verront leur budget s’accroître sont les technologies de l’information, le développement urbain, l’environnement, le vieillissement de la population, l’éducation, les sciences et technologies et le renouveau des régions. Pour l’exercice courant 2001/2002, le précédent gouvernement avait adopté l’hiver dernier un budget de 82 650 milliards de yens, mais l’Administration Koizumi a récemment évoqué la possibilité d’une rallonge budgétaire si l’économie continue de rapidement se détériorer. M. Takenaka est l’un des membres les plus influents du Conseil de politique économique et budgétaire présidé par le Premier ministre Junichiro Koizumi. Il rédige avec le ministère des Finances le budget et décide notamment les frais généraux de l’État, qui comprennent des programmes gouvernementaux comme les travaux publics, la défense et les dépenses sociales. Après dix ans de stagnation, le Conseil a pour mission de mettre en œuvre une série de réformes radicales promises par le gouvernement de M. Koizumi arrivé au pouvoir en avril. Encore mal définies, les mesures prévues devront à la fois stimuler la croissance tout en limitant la dette explosive du pays. Selon le quotidien financier Nihon Keizai (Nikkei), le gouvernement japonais veut réduire de 700 mds yens les frais généraux de l’État l’an prochain par rapport au budget de l’exercice en cours pour le ramener à 48 000 mds yens. Toujours selon le Nikkei, le gouvernement pense abaisser de 10 %, ou 1 000 milliards de yens, les travaux publics et envisage une coupe similaire dans l’aide au développement des autres pays (ODA), soit 100 mds de yens de moins. «Dans le budget, nous n’instaurerons aucun plafond pour les frais généraux des ministères et agences dans les sept domaines (de prédilection), mais d’autres secteurs seront sévèrement limités», a précisé M. Takenaka. Si la réduction des frais généraux avait lieu, ce serait la première fois en quatre ans, depuis 1998, sous le gouvernement de Ryutaro Hashimoto. Les ministères et agences japonaises soumettront leurs propositions spécifiques au cours du mois. Les analystes ont accueilli fraîchement les efforts affichés par Heizo Takenaka pour réduire le train de vie de l’État. «Le gouvernement présente les décisions finales sur le budget, mais c’est le ministère des Finances (MoF) qui le contrôle pour l’essentiel», a estimé Ron Bevacqua de Commerzbank, pour qui le MoF n’a pas l’intention de changer des pratiques budgétaires «vieilles de 25 ans» et est soutenu par la vieille garde du Parti libéral démocrate (PLD, au pouvoir).
Le gouvernement japonais va chercher à réduire très sensiblement les dépenses dans le budget de l’exercice 2002/2003 se terminant en mars 2003, pour la première fois depuis des années. «Le gouvernement réduira le budget de l’an prochain en taillant dans les dépenses de 5 000 milliards de yens», a indiqué le ministre de la Politique budgétaire Heizo Takenaka, avant de préciser qu’il allait augmenter de 2 000 milliards les sommes octroyées à sept domaines spéciaux. Cela ramènera les coupes prévues à 3 000 milliards de yens (27,5 mds EUR, 24 mds USD). Les sept domaines qui verront leur budget s’accroître sont les technologies de l’information, le développement urbain, l’environnement, le vieillissement de la population, l’éducation, les sciences et technologies et le renouveau des régions. Pour...