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Actualités - Chronologies

États-Unis - Le bâtiment est touché, l’industrie frôle la récession

Le bâtiment a été à son tour touché par le ralentissement de l’activité économique aux États-Unis et, plus généralement, l’industrie est bloquée et pourrait frôler la récession dans les mois qui viennent. Ce pessimisme s’inspire des deux indicateurs publiés mercredi : les dépenses du bâtiment en juin et l’indice d’activité industrielle aux États-Unis en juillet d’après les données de l’Association américaine des directeurs d’achats (NAPM). Les premières ont reculé de 0,7 % au rythme annuel corrigé des variations saisonnières de 861,6 milliards de $. C’est leur plus forte baisse depuis 1,3 % en juillet 2000. Cela dit, elles affichent encore une progression de 7,3 % par rapport à un an plus tôt. L’indice de la NAPM est ressorti à 43,6, après 44,7 en juin. Un indice inférieur à 50 implique une contraction de l’activité. Les économistes s’attendaient en moyenne à 44,5. C’est la 12e baisse mensuelle consécutive, sans précédent depuis la récession de 1990-1991. Pour Norbert Ore, qui préside la commission d’études de la NAPM, le secteur industriel connaït des problèmes bien plus profonds qu’on ne l’imaginait. «Nous allons frôler la récession dans les prochains mois. Il est évident que l’industrie est en panne», dit-il. La fermeté du dollar et le ralentissement de l’activité dans les pays qui sont les principaux débouchés des exportations américains amplifient les problèmes de l’industrie. «Nos marchés à l’exportation sont très faibles. La force du dollar reste un souci et nos partenaires commerciaux ne sont pas en grande forme», poursuit Norbert Ore. Pour l’analyste Ashraf Laidi (MG Financial Group), «l’indice de la NAPM est très mauvais. Le repli est général, depuis les stocks et les prix payés par les producteurs jusqu’aux nouvelles commandes. Un tel ralentissement est inquiétant. Ça refroidit l’optimisme de ceux qui pensaient que l’économie américaine avait touché le fond. Je pense qu’il faut maintenant reporter au 1er trimestre 2002 l’espoir d’un redémarrage». «L’industrie s’enfonce encore plus dans la récession et il n’est pas exclu que ça s’étende au reste de l’économie, le secteur des services compris», note Sung Won Sohn, économiste chez Wells Fargo. «Certes, la baisse des taux d’intérêt et du prix de l’énergie ainsi que la baisse de 38 milliards de $ des impôts vont compenser en partie, mais rien n’est joué et ce sera ou bien une vraie récession, ou un atterrissage en douceur sous peu», ajoute-t-il. Un peu plus optimiste, Gary Thayer, économiste chez A.G. Edwards & Sons, estime qu’une grande partie de la faiblesse de l’industrie vient de la poursuite du déstockage. «En principe, c’est une bonne chose, mais ça n’implique pas que la production reparte. La baisse des impôts devrait stimuler la consommation et, si les stocks ont été assez réduits, ça stimulera la production. De toute façon, l’économie reste faible et ça permet à la Fed de baisser encore une fois ses taux», dit-il. La composante des stocks dans l’indice de la NAPM s’est contractée à 35,8 après 40,8 en juin. Les nouvelles commandes, qui annoncent la production future, ont moins reculé, de 48,6 en juin à 46,3 en juillet. Ce qui est de bon augure. «Les bases d’une reprise sont en train de se poser. Mais ça prend plus de temps qu’on le croyait. Et c’est la consommation qui tirera la reprise», poursuit Norbert Ore. Du côté du bâtiment, beaucoup de points restent positifs. Certes, la construction de maisons individuelles a diminué de 0,7 % en juin par rapport au mois précédent. Mais les taux du marché immobilier sont bas – un emprunt de 30 ans coûte autour de 7,03% – et la confiance du consommateur reste forte. Les ventes sur le marché de l’occasion ont peut-être diminué en juin, elles restent néanmoins à un pic historique. À mesure que la Bourse a baissé, le prix de l’immobilier a monté et certains Américains commencent à penser que «la pierre» est un meilleur placement. Les plus-values dégagées sur les ventes de maisons vont vers la consommation, ce qui est bon pour l’économie.
Le bâtiment a été à son tour touché par le ralentissement de l’activité économique aux États-Unis et, plus généralement, l’industrie est bloquée et pourrait frôler la récession dans les mois qui viennent. Ce pessimisme s’inspire des deux indicateurs publiés mercredi : les dépenses du bâtiment en juin et l’indice d’activité industrielle aux États-Unis en juillet d’après les données de l’Association américaine des directeurs d’achats (NAPM). Les premières ont reculé de 0,7 % au rythme annuel corrigé des variations saisonnières de 861,6 milliards de $. C’est leur plus forte baisse depuis 1,3 % en juillet 2000. Cela dit, elles affichent encore une progression de 7,3 % par rapport à un an plus tôt. L’indice de la NAPM est ressorti à 43,6, après 44,7 en juin. Un indice inférieur à 50 implique...