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Actualités - Chronologies

TPI - Jugement aujourd’hui contre Todorovic, surnommé Monstrum

Le Tribunal pénal international (TPI) pour l’ex-Yougoslavie rendra aujourd’hui son jugement contre le Serbe de Bosnie Stevan Todorovic, surnommé Monstrum, et accusé de crimes contre l’humanité pour sa participation au nettoyage ethnique à Bosanski Samac (nord de la Bosnie). Lors de son réquisitoire, l’accusation a demandé une peine de 12 ans de prison contre Todorovic, qui avait été nommé chef de la police locale après la prise de cette ville par les Serbes de Bosnie, le 17 avril 1992. Suite à cette prise de pouvoir, le nombre d’habitants musulmans et croates de Bosnie de Bosanski Samac était passé de 17 000 à moins de 300, précise l’acte d’accusation de Stevan Todorovic. Todorovic, aujourd’hui âgé de 43 ans, est accusé d’avoir participé entre 1992 et 1993 aux persécutions des populations non serbes, incluant notamment des «traitements cruels et inhumains», des «meurtres, violences sexuelles et sévices corporels», ainsi que «la déportation et le transfert forcé», indique encore ce document. Ses avocats ont demandé que la peine infligée n’excède pas cinq ans. «Je regrette de ne pas avoir eu le courage d’empêcher des traitements illégaux et inhumains», a pour sa part déclaré Stevan Todorovic à la fin des plaidoiries en mai dernier. La sentence réclamée par l’accusation est conforme à un accord passé entre la défense de l’accusé et le bureau du procureur, en vertu duquel Todorovic acceptait de plaider coupable du chef de persécution –constituant un crime contre l’humanité – tandis que l’accusation s’engageait à demander contre lui une peine comprise entre cinq et 12 ans de réclusion. Cet accord surprise, annoncé le 13 décembre 2000, avait permis de mettre fin au contentieux sur les conditions de l’arrestation de Stevan Todorovic. Ce dernier affirmait avoir été enlevé en septembre 1998 dans le centre de la Serbie, puis remis aux forces de l’Otan en Bosnie (SFOR) avant son transfert au TPI. Les avocats de Todorovic accusaient la SFOR, dont le mandat se limite à la Bosnie-Herzégovine, d’avoir été impliquée dans des actes illégaux. Grâce à l’accord trouvé avec le bureau du procureur, les avocats de Todorovic ont décidé d’abandonner leur plainte sur ce point. Stevan Todorovic fait partie d’un groupe de six Serbes de Bosnie inculpés en juillet 1995 pour leur rôle à Bosanski Samac. Le procès de quatre de ses coaccusés, Milan et Blagoje Simic, Simo Zaric et Miroslav Tadic, doit commencer le 10 septembre prochain. Un autre de ses coaccusés, Slobodan Miljkovic, a lui été abattu en août 1998 en Serbie.
Le Tribunal pénal international (TPI) pour l’ex-Yougoslavie rendra aujourd’hui son jugement contre le Serbe de Bosnie Stevan Todorovic, surnommé Monstrum, et accusé de crimes contre l’humanité pour sa participation au nettoyage ethnique à Bosanski Samac (nord de la Bosnie). Lors de son réquisitoire, l’accusation a demandé une peine de 12 ans de prison contre Todorovic, qui avait été nommé chef de la police locale après la prise de cette ville par les Serbes de Bosnie, le 17 avril 1992. Suite à cette prise de pouvoir, le nombre d’habitants musulmans et croates de Bosnie de Bosanski Samac était passé de 17 000 à moins de 300, précise l’acte d’accusation de Stevan Todorovic. Todorovic, aujourd’hui âgé de 43 ans, est accusé d’avoir participé entre 1992 et 1993 aux persécutions des populations non...