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Actualités - Chronologies

Italie - Vulcanologues de tous les pays, - rendez-vous à l’Etna

Avec sa barbe de deux jours, son bob sur la tête et son gros sac à dos, Georg Fiedler gravit hier avec peine la route poussiéreuse conduisant à l’Etna en éruption. Cet Allemand d’une quarantaine d’années, qui réside à Gluecksburg (nord de l’Allemagne), est l’un des nombreux touristes chasseurs de volcan qui affluent depuis quelques jours à Nicolosi, prêts à tout pour se rapprocher des cratères du diable. «Je suis arrivé à 7h30 ce matin, après 33 heures de train, car c’est moins cher. Je suis venu uniquement pour voir l’Etna», déclare sobrement Georg. Ou plutôt le revoir, car ce «passionné de nature», tel qu’il se définit, a véritablement fait connaissance avec le volcan sicilien lors d’une précédente éruption en 1983. Français, Américains, Britanniques ou Espagnols : les volcans ont leurs touristes, dont la plupart pratiquent la photographie et connaissent des dizaines de sites Internet spécialisés. Certains vulcanologues en herbe sont animés d’une telle passion qu’ils maîtrisent tout le vocabulaire et parviennent presque à se faire passer pour des professionnels. La tête penchée dans la malle de sa voiture break qui déborde de matériel, le Dr Fritz Weihrauch tient des deux. Géologue de métier, il a accouru avec d’autres amis allemands sans être mandaté par les autorités italiennes, mais tout simplement par intérêt. «Nous venons de Thuringe, une région d’Allemagne qui est volcanique. Simplement, ces volcans sont éteints. Alors nous voulons les comparer avec l’Etna qui est actif», explique-t-il en brandissant un piolet. Il confie avoir eu des difficultés à obtenir les autorisations nécessaires pour passer en voiture les barrages des carabiniers et approcher les coulées de lave. D’autres amateurs préfèrent tenter leur chance à pied, en hélant de temps à autre les véhicules de presse autorisés à grimper les dix kilomètres séparant le bourg de Nicolosi des premières fumeroles. Débouchant d’un champ de lave, les joues noircies par les cendres, Jean-Claude Carette a lui tout fait à pied. Bâton de ski en main, casque sur la tête, masque à gaz à la ceinture et chaussé de solides chaussures, cet informaticien français retraité habitant Troyes (nord-est de la France) lance fièrement : «J’en suis à 19 volcans dans le monde. Rien que l’Etna, j’y ai été dix fois depuis 1987, dont une fois pour la grande coulée de 1992». Son épouse Évelyne le suit dans ces randonnées, organisées par une association nommée Terra incognita. «Une année, de l’autre côté du volcan, ma femme a fondu ses chaussures», se souvient en souriant Jean-Claude. Non loin, vers le refuge de la Sapienza, où un téléphérique a été fortement endommagé par une coulée de lave, le professeur Harry Pinkerton, chercheur à l’Université de Lancaster (Grande-Bretagne), représente, lui, un type plus sérieux de vulcanologues. Bien qu’expert à l’œuvre de façon officielle, il respecte pleinement tous les passionnés en herbe qu’il croise sur les champs de lave. Car, dit-il, «ceux qui aiment les volcans en connaissent d’habitude les dangers et sont prudents».
Avec sa barbe de deux jours, son bob sur la tête et son gros sac à dos, Georg Fiedler gravit hier avec peine la route poussiéreuse conduisant à l’Etna en éruption. Cet Allemand d’une quarantaine d’années, qui réside à Gluecksburg (nord de l’Allemagne), est l’un des nombreux touristes chasseurs de volcan qui affluent depuis quelques jours à Nicolosi, prêts à tout pour se rapprocher des cratères du diable. «Je suis arrivé à 7h30 ce matin, après 33 heures de train, car c’est moins cher. Je suis venu uniquement pour voir l’Etna», déclare sobrement Georg. Ou plutôt le revoir, car ce «passionné de nature», tel qu’il se définit, a véritablement fait connaissance avec le volcan sicilien lors d’une précédente éruption en 1983. Français, Américains, Britanniques ou Espagnols : les volcans ont leurs...