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Actualités - Chronologies

À l’occasion de la journée internationale de la lutte contre le racisme, le constat demeure amer. Le monde a beau évoluer, les distances se réduire et les différences se fondre dans un moule globalisant, des peuples, des groupes et des ethnies restent victimes des pires sectarismes sans que les États ne se sentent coupables d’injustice. Il ne s’agit pas seulement de l’apartheid israélien contre les Palestiniens, mais aussi de celui qui est exercé au sein même du Royaume-Uni, en Inde et dans bien d’autres pays, selon le rapport annuel d’Amnesty International. Le Liban, qui traite bien mal ses travailleurs étrangers, ne figure pas encore sur la liste. Mais cela ne saurait tarder. Fer de lance de la lutte en faveur des droits de l’homme, l’organisation (à l’origine britannique) Amnesty International publie aujourd’hui son rapport annuel sur le racisme dans le monde. Les auteurs de ce rapport, qui dénonce les inégalités consacrées ou accidentelles dans les régimes et au niveau des États, espèrent aboutir à une prise de conscience généralisée qui permettra l’établissement d’une plus grande justice dans le monde. Le texte est surtout le fruit d’une enquête précise qui ne recule devant aucun tabou, ni aucune pression. Il se base ainsi sur des statistiques pour constater que si les victimes des crimes aux États-Unis appartiennent aux communautés noire et blanche, la plupart des condamnés à mort sont noirs et les peines de prison contre les Noirs sont deux fois plus importantes que celles des Blancs. La plus grande démocratie du monde offre en fait un bien triste spectacle si on y regarde de près. C’est aussi le cas, selon le rapport d’Amnesty, d’autres pays que l’on cite généralement en exemple comme modèle de justice, tels que la Grande-Bretagne, où les communautés minoritaires éprouvent de plus en plus un sentiment d’injustice et d’infériorité. En Inde, le système des castes est l’exemple même du racisme et du sectarisme. Des problèmes de terminologie Le rapport parle aussi de l’Australie, de la République tchèque, de la Hongrie, de l’Irak et de la façon dont il traite les Kurdes, du Soudan, et il dénonce violemment la politique israélienne à l’encontre de la communauté arabe et des Palestiniens. Le rapport condamne aussi l’injustice du système judiciaire d’Arabie séoudite lorsqu’il touche les travailleurs étrangers. Pas un mot sur le Liban, où le personnel domestique étranger est victime d’un racisme outrancier, mais de nombreuses recommandations pour pousser les États à signer la convention pour la lutte contre toutes les formes de discrimination. Amnesty fait ensuite état de son inquiétude au sujet du troisième congrès international de lutte contre le racisme qui doit se tenir à Durban (Afrique du Sud) entre le 31 août et le 7 septembre. La tenue de ce congrès se heurte à de nombreux obstacles, de la part notamment des Israéliens, offusqués que l’on puisse utiliser le terme d’holocauste pour d’autres génocides que celui des juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. Pourtant ce congrès, ainsi que ceux qui l’ont précédé, permet aux peuples du monde de se familiariser avec les notions de droits de l’homme, tous les hommes et tous leurs droits.
À l’occasion de la journée internationale de la lutte contre le racisme, le constat demeure amer. Le monde a beau évoluer, les distances se réduire et les différences se fondre dans un moule globalisant, des peuples, des groupes et des ethnies restent victimes des pires sectarismes sans que les États ne se sentent coupables d’injustice. Il ne s’agit pas seulement de l’apartheid israélien contre les Palestiniens, mais aussi de celui qui est exercé au sein même du Royaume-Uni, en Inde et dans bien d’autres pays, selon le rapport annuel d’Amnesty International. Le Liban, qui traite bien mal ses travailleurs étrangers, ne figure pas encore sur la liste. Mais cela ne saurait tarder. Fer de lance de la lutte en faveur des droits de l’homme, l’organisation (à l’origine britannique) Amnesty International publie...