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Actualités - Chronologies

Chirac souligne le « poids politique » du G8 au P-O

Le président Jacques Chirac a souligné dimanche à Gênes qu’en approuvant la déclaration de leurs chefs de la diplomatie sur le Proche-Orient, favorable au déploiement d’observateurs impartiaux du cessez-le-feu, les chefs d’État et de gouvernement du G8 lui avaient donné «un poids politique plus fort». Au cours d’une conférence de presse, M. Chirac a souligné la «divergence de vues» entre le gouvernement israélien, qui exige de l’Autorité palestinienne, avant de mettre en œuvre le rapport Mitchell, «100 % de résultats» dans la lutte contre le terrorisme, et les «Huit» qui «veulent que le critère soit le 100 % d’efforts». «Le 100 % de résultats, a-t-il expliqué, ça veut dire en réalité que n’importe quelle initiative prise n’importe où par un groupe terroriste quelconque, consistant à porter le feu en Israël, détient la clé de la paix ou de la guerre, et cela ne peut que renforcer les groupes terroristes et affaiblir, notamment dans le monde arabe, les chefs d’État et de gouvernement modérés». «C’est donc un processus dangereux, a commenté Jacques Chirac, et c’est la raison pour laquelle les ministres des Affaires étrangères, et ensuite les chefs d’État et de gouvernement du G8, ont tenu à souligner l’importance qu’il y avait à obtenir l’éradication des attentats terroristes, mais dans des conditions qui ne donnent pas la clé des événements à des groupuscules terroristes». Le président français avait plaidé samedi, lors du déjeuner des chefs d’État et de gouvernement du G8 à Gênes, pour la mise en place d’un dispositif de surveillance «impartial» au Proche-Orient, selon une source proche d’une délégation européenne. Lors de ce déjeuner, seuls les sujets du Proche-Orient et de la Macédoine ont été abordés par les dirigeants du G8, a précisé cette source. Concernant le Proche-Orient, les dirigeants du G8 ont concentré leurs discussions sur les conclusions de la réunion préparatoire de leurs ministres des Affaires étrangères quelques jours plus tôt à Rome. Les ministres des Affaires étrangères du G8 avaient en particulier indiqué «qu’un mécanisme de surveillance par une tierce partie, accepté par les deux parties, servira leurs intérêts pour une mise en œuvre du plan Mitchell». À cette occasion, le président français a estimé qu’un «dispositif de surveillance impartial, accepté par les deux parties, servirait leurs intérêts» pour faire cesser la «violence et le terrorisme», a ajouté cette source. Le chef de l’État français a implicitement averti ses partenaires du danger d’exiger du président de l’Autorité palestinienne, Yasser Arafat, une obligation de résultat en ce qui concerne l’arrêt des attentats, pour que le processus de paix dans la région progresse, selon cette même source. Samedi, M. Arafat a exhorté le sommet du G8 à intervenir pour faire cesser les «agressions» d’Israël. «Nous avons demandé au G8 de prendre des décisions pour stopper l’agression d’Israël et obtenir l’application du rapport Mitchell, de l’initiative jordano-égyptienne et de tous les accords signés ainsi des résolutions 242 et 338 de l’Onu», a déclaré M. Arafat aux journalistes à Gaza.
Le président Jacques Chirac a souligné dimanche à Gênes qu’en approuvant la déclaration de leurs chefs de la diplomatie sur le Proche-Orient, favorable au déploiement d’observateurs impartiaux du cessez-le-feu, les chefs d’État et de gouvernement du G8 lui avaient donné «un poids politique plus fort». Au cours d’une conférence de presse, M. Chirac a souligné la «divergence de vues» entre le gouvernement israélien, qui exige de l’Autorité palestinienne, avant de mettre en œuvre le rapport Mitchell, «100 % de résultats» dans la lutte contre le terrorisme, et les «Huit» qui «veulent que le critère soit le 100 % d’efforts». «Le 100 % de résultats, a-t-il expliqué, ça veut dire en réalité que n’importe quelle initiative prise n’importe où par un groupe terroriste quelconque, consistant à porter...