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Actualités - Reportages

ARRET SUR IMAGE - Billets d’amour !

Il y a plusieurs façons de communiquer. Y en a qui sont adeptes des messages sur portable. Ils s’abîment le pouce à force de tapoter sur leur clavier. C’est une manière de communiquer comme une autre. D’autres préfèrent tchatcher sur le Net ou encore le vieux système de l’écriture, la lettre cachetée quoi. On connaît également l’ancien procédé de la bouteille en mer ou le phénomène du tag… mais le coup du message d’amour sur un billet de mille livres, alors celui-là, chapeau bas ! Un billet de mille livres, ça circule sans arrêt. Par conséquent, il est apte à véhiculer un message. «Bhebbik ya mama», par exemple. Ou encore, pour la fête des mères, «Kel eid w ente seher (magie)». Il y en a qui signent, tout simplement : «Diana». Et qui écrivent la date en dessous, «19.02.98», histoire de laisser leur empreinte, comme pour dire qu’à telle date, ils ont existé, ils étaient bel et bien sur cette planète, au Liban, et en possession du malheureux billet bientôt méconnaissable. Oui, malheureux et méconnaissable à la fois. Si par malheur ce phénomène se développe, avouez que nos billets, déjà pas trop esthétiques, seront très vite transformés en papyrus bas de gamme. On aperçoit quelquefois ces écritures un peu étrange sur les camions le long de l’autoroute. Et bien dorénavant, il va falloir s’habituer à les lire sur les billets de mille livres. Pourquoi ce phénomène ? «Ya mama ya houbbi» là, c’est apparemment un complexe d’Œdipe mal vécu. La mère, toujours la mère adorée, etc. Sur les camions, c’est aussi par superstition. Éloigner l’éternel mauvais œil. Mais sur les billets de mille livres, c’est peut-être le besoin de communiquer, de laisser son empreinte, poussé par un sentiment existentiel profond… Par un souci de montrer à l’autre qui, à (presque) coup sûr, ne me connaît pas que j’existe et que je suis là, laissant derrière moi mon petit gribouillage sur un billet de mille livres. «Ya hayati leich taraktini, (suite en français) j’ai adoré le vert de tes yeux, un vert clair qui m’assassine tous les jours». Mmm… alors celui là, c’est carrément une dissertation. Romantique le type non ? On sent, par ce message, la souffrance morale et physique qui suit une désillusion amoureuse… Bref, dorénavant, et avant de dépenser à l’aveuglette votre petit billet de mille livres, vérifiez si, par hasard, une âme sensible n’y a pas laissé sa petite trace. On ne sait jamais, c’est peut-être pour vous !
Il y a plusieurs façons de communiquer. Y en a qui sont adeptes des messages sur portable. Ils s’abîment le pouce à force de tapoter sur leur clavier. C’est une manière de communiquer comme une autre. D’autres préfèrent tchatcher sur le Net ou encore le vieux système de l’écriture, la lettre cachetée quoi. On connaît également l’ancien procédé de la bouteille en mer ou le phénomène du tag… mais le coup du message d’amour sur un billet de mille livres, alors celui-là, chapeau bas ! Un billet de mille livres, ça circule sans arrêt. Par conséquent, il est apte à véhiculer un message. «Bhebbik ya mama», par exemple. Ou encore, pour la fête des mères, «Kel eid w ente seher (magie)». Il y en a qui signent, tout simplement : «Diana». Et qui écrivent la date en dessous, «19.02.98», histoire de...