Un bouclier antimissile israléo-turc serait en gestation. Le directeur du Centre Begin-Sadate pour les études stratégiques, Efraïm Inbar, accorde en effet une importance primordiale au partenariat militaire israélo-turc dans un article qu’il signe dans le quotidien Jerusalem Post. «Alors que les Israéliens se concentrent aveuglément sur le problème palestinien, le plus important événement du mois dernier en relations internationales du Moyen-Orient est passé presque inaperçu», selon M. Inbar. «Des douzaines de pilotes américains, israéliens et turcs ont pris part à des batailles aériennes fictives dans le cadre de la plus formidable alliance de la région, au grand dam des pays arabes et de l’Iran. “L’Aigle anatolien”, le premier exercice aérien du genre, a duré deux semaines. Les manœuvres comportaient des sorties de combat dans le but d’injecter le plus de réalisme dans ces exercices. Les trois armées ont ainsi relevé leur niveau de coopération militaire après les dernières manœuvres navales», estime-t-il. «La priorité accordée par l’Administration Bush au projet de bouclier antimissile a permis une autre percée dans cette alliance triangulaire en incorporant la fusée antibalistique israélienne “Arrow” au système antimissile turc», selon l’auteur. «L’étroite relation américano-israélo-turque a ainsi un effet positif sur le processus de paix», considère Efraïm Inbar, soutenant qu’elle «renforce la notion qu’Israël est militairement fort et ne peut pas être facilement évincé de la carte». M. Inbar affirme également que l’alliance entre Israël, la Turquie et les USA implique une étroite collaboration entre leurs services de renseignements pour «lutter contre le terrorisme» dans un contexte de mondialisation caractérisé par une liberté de mouvement accrue. «La coopération entre les États-Unis et ses deux plus fidèles alliés offre aussi une protection – bien que limitée – à la Jordanie d’éventuelles visées irakiennes et/ou syriennes. Les Hachémites auront ainsi les coudées franches pour faire face aux défis intérieurs provenant des nationalistes palestiniens ou des islamistes sans s’inquiéter d’éventuelles menaces extérieures», souligne l’auteur. «Ce triumvirat permet en plus de gérer la situation dans le Golfe. Contrôler Bagdad de l’est méditerranéen plutôt que de l’Arabie séoudite offre plusieurs avantages. L’alliance entre Israël, la Turquie et les USA se resserrera davantage, Washington pourra se désengager partiellement du Moyen-Orient à la faveur d’une plus grande implication de ces deux alliés et plusieurs États du Golfe tels que Qatar et Oman ne verraient pas d’un mauvais œil la réduction de l’influence séoudienne dans la région», poursuit le politologue. «...Les récentes manœuvres aériennes conjointes montrent par ailleurs la solidité des relations israélo-turques malgré le conflit armé avec les Palestiniens qui dure depuis septembre 2000», indique Efraïm Inbar.
Un bouclier antimissile israléo-turc serait en gestation. Le directeur du Centre Begin-Sadate pour les études stratégiques, Efraïm Inbar, accorde en effet une importance primordiale au partenariat militaire israélo-turc dans un article qu’il signe dans le quotidien Jerusalem Post. «Alors que les Israéliens se concentrent aveuglément sur le problème palestinien, le plus important événement du mois dernier en relations internationales du Moyen-Orient est passé presque inaperçu», selon M. Inbar. «Des douzaines de pilotes américains, israéliens et turcs ont pris part à des batailles aériennes fictives dans le cadre de la plus formidable alliance de la région, au grand dam des pays arabes et de l’Iran. “L’Aigle anatolien”, le premier exercice aérien du genre, a duré deux semaines. Les manœuvres comportaient...
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