Les ministres des Affaires étrangères africains ont achevé leurs travaux préparatoires au dernier sommet de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), qui s’ouvre aujourd’hui à Lusaka et consacrera la mutation de cette dernière en Union africaine. Réunis depuis jeudi dans la capitale zambienne, les chefs de la diplomatie africaine ont longuement planché sur les modalités de la mutation de l’OUA en Union africaine, décidant notamment que la période de transition ne devrait pas excéder un an. Cette période doit être mise à profit pour mettre en place les futures institutions de l’Union : Commission, Conseil des ministres, Cour de justice, Parlement. Des institutions que la société civile africaine, dont des représentants sont présents à Lusaka, propose de financer en instituant un droit de 10 dollars américains dont tout étranger se rendant en Afrique, où tout Africain retournant chez lui, devrait s’acquitter. En revanche, le sort qui sera réservé au futur secrétaire général de l’OUA – deviendra-t-il le futur président de la Commission africaine ? – n’a pas encore été clairement défini. L’élection du secrétaire général de l’OUA sera l’un des premiers points abordé par le sommet de Lusaka, dès ce matin. Titulaire du poste depuis 12 ans, Ahmed Salim Ahmed a indiqué qu’il n’était pas candidat à un nouveau mandat. Trois personnalités sont candidates à sa succession : le Guinéen Lansana Kouyaté, secrétaire général de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’ancien ministre ivoirien des Affaires étrangères Amara Essy et le ministre namibien des Affaires étrangères Theo Ben-Gurirab. «Ce sera une élection très ouverte», estiment des sources diplomatiques qui affirment que Mouammar Kadhafi, le dirigeant libyen arrivé samedi à Lusaka, pousse pour que Ahmed Salim Ahmed conserve son poste pendant la période de transition entre l’OUA et l’Union africaine. Les ministres des Affaires étrangères se sont mis d’accord sur un ordre du jour qui, outre les modalités du passage de l’OUA à l’UA, prévoit que les chefs d’État discutent de plusieurs conflits, notamment ceux en République démocratique du Congo (RDC), au Burundi et en Angola. Le sommet examinera également un programme global pour le développement de l’Afrique, né de la fusion du plan «Omega» du président sénégalais Abdoulaye Wade et du Programme de renaissance de l’Afrique pour le millénaire (MAP) du président sud-africain Thabo Mbeki. La synthèse Omega-MAP se veut une «stratégie de développement et un plan d’action» à l’échelle du continent, rationalisant et intégrant les efforts des pays africains pour une «saine gestion économique et une consolidation de la démocratie». Cette initiative devait être peaufinée hier soir lors d’une réunion à Lusaka entre MM. Wade et Mbeki, ainsi que les présidents du Nigeria, d’Algérie et d’Égypte, qui avaient participé à l’élaboration du «plan Mbeki». De nombreux chefs d’État sont arrivés dimanche à Lusaka, parmi lesquels Thabo Mbeki et Abdoulaye Wade, mais également Paul Kagame (Rwanda) et Pierre Buyoya (Burundi), ainsi que le secrétaire général de l’Onu, Kofi Annan, qui s’adressera aujourd’hui au sommet de Lusaka. L’ancien président Nelson Mandela et l’ancien président botswanais Ketumile Masire, médiateurs dans les conflits en RDC et au Burundi, s’adresseront également aux chefs d’État africains.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Les ministres des Affaires étrangères africains ont achevé leurs travaux préparatoires au dernier sommet de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), qui s’ouvre aujourd’hui à Lusaka et consacrera la mutation de cette dernière en Union africaine. Réunis depuis jeudi dans la capitale zambienne, les chefs de la diplomatie africaine ont longuement planché sur les modalités de la mutation de l’OUA en Union africaine, décidant notamment que la période de transition ne devrait pas excéder un an. Cette période doit être mise à profit pour mettre en place les futures institutions de l’Union : Commission, Conseil des ministres, Cour de justice, Parlement. Des institutions que la société civile africaine, dont des représentants sont présents à Lusaka, propose de financer en instituant un droit de 10 dollars...