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Actualités - Biographies

Galal Mahmoud, - de l’é-mo-tion !

Le nom de Galal Mahmoud, cet architecte qui monte, qui monte, qui monte, se murmure beaucoup dans les salons, même ceux qu’il n’a pas décorés, dans les restaurants qu’il a eu le plaisir d’habiller et les hôtels et boutiques où il a abandonné une part de ses rêves et de son âme. Dans notre ville enfin, qu’il a totalement retrouvée il y a deux ans déjà. Bleu. Le mur d’en face. Juste en face de l’ascenseur qui mène aux bureaux et ateliers GM. Très bleu. Éclaboussant dans ce couloir gris et morose. Inattendu. «J’aime beaucoup la couleur. Elle fait partie de ma vie. Le bleu est une couleur qui me repose. Quand j’entre dans un lieu, j’ai envie d’être surpris». Surprenant, aussi. L’empreinte de Galal Mahmoud est déjà affichée haut et fort, comme un titre en tête d’une page pas encore rédigée. GM, Galal Mahmoud architectes, dit l’enseigne, dit la carte de visite, dit le texte sur la couleur bleue. Un nom-prénom, deux initiales pour des architectes au pluriel. Confusing. Pourquoi ce s ? Une valeur ajoutée ? «GM est un groupe plutôt qu’un individu, une synergie de travail». GM, c’est aujourd’hui 3 associés, 2 architectes, Galal Mahmoud et Gilbert Bocti, et une architecte d’intérieur, Randa Chahine, auxquels viennent se joindre quelque dix collaborateurs… Un portfolio chargé, un bureau à Paris et un autre à Beyrouth, et des projets éparpillés un peu partout dans le monde. En citer quelques-uns ? Les boutiques Cordon Bleu à New York, Lancel, Puiforcat, Ichthys, Stephane Rolland, Nicolas Feuillate en France, quelques résidences aux États-Unis, des appartements, des restaurants, des hôtels ici et ailleurs, Chili’s et Ben et Jerry’s à Paris ainsi que l’hôtel La Mounia à Tripoli, le Sheraton à Verdun, le Crown Plaza, le hall d’honneur du Casino du Liban, le Country Lodge, les restaurants Habana, Avanti, Kabab’ji, Circus, la Cigale et le Bistro au Liban. Et pourtant, il précise : «Je me remets en cause tout le temps. J’essaie de ne rien prendre pour acquis». Mais qui est donc GM ? C’est aussi, c’est surtout Galal Mahmoud, une philosophie de travail, un individu aux idées très claires et aux envies bien définies. « Je suis contemporain » Galal Mahmoud a trimballé son bleu préféré durant une dizaine d’années, de la France aux États-Unis en passant par l’Amérique du Sud, avant de revenir au Liban s’inspirer de la couleur de sa mer et y puiser une nouvelle énergie. «Je me sens bien partout et je me sens mal partout ! Mais le Liban est le pays auquel je m’identifie le plus. Je suis très heureux d’être là, j’ai retrouvé mes origines. La multitude de cultures construit un imaginaire qui me permet de créer aujourd’hui». Créer. Le mot est lâché. Car c’est bien de cela qu’il s’agit, «voir, sentir les choses d’abord. S’alimenter de vécu. Voyager, lire, regarder. Puis créer. Une image architecturale. Toute création est sujette à émotion. N’importe quel objet, un vêtement, un bâtiment, des meubles, tout doit provoquer des réactions. Que ça secoue un peu». Galal a même réussi à secouer une des mairies parisiennes qu’il a modelée. «Un de mes premiers projets. Fonctionnel mais délirant à la fois !». Et de rajouter : «Certains de nos projets touchent à l’institutionnel, des banques, des bureaux, ce qui impose de nombreuses contraintes. Mais 90% de notre activité concernent les espaces commerciaux. Il faut que ça fonctionne, que ça rapporte de l’argent et que ce soit érgonomiquement parfait. Le beau vient après». Les priorités sont donc claires, développer une idée maîtresse dans chaque projet. Créer une volumétrie, une lumière, une circulation, donner au lieu une identité. Sa personnalité suivra son cours toute seule. «L’essentiel ? Ce sont les volumes, le parcours, la lumière et… provoquer une émotion. Nous vivons dans du contraste. Nous travaillons dans du très rationnel pour dégager de l’irrationnel !». La démarche de GM est en effet très rigoureuse et très professionnelle, très sensuelle également. «La complication du détail n’apporte rien. Je préfère les détournements d’objets. Lorsqu’il faut concevoir un restaurant italien, le vocabulaire du pays doit se sentir de manière sous-jacente. Pourquoi est-ce que ce ne serait pas l’odeur du cappuccino ou l’humour du serveur qui révéleraient le côté italien, plutôt que les pièges classiques de la couleur ou des symboles ?». Est-il donc un architecte moderne ?. «Je ne suis pas moderne, je suis contemporain ; faire du pastiche, du néo quelque chose, c’est ce que je déteste le plus. De même que les fantasmes d’architectes». De même que le superflu. Voulez-vous rajouter quelque chose, monsieur Galal Mahmoud architectes ? «Je ne sais pas dire les choses que je n’ai pas envie de dire». Encore moins les faire, semble-t-il !
Le nom de Galal Mahmoud, cet architecte qui monte, qui monte, qui monte, se murmure beaucoup dans les salons, même ceux qu’il n’a pas décorés, dans les restaurants qu’il a eu le plaisir d’habiller et les hôtels et boutiques où il a abandonné une part de ses rêves et de son âme. Dans notre ville enfin, qu’il a totalement retrouvée il y a deux ans déjà. Bleu. Le mur d’en face. Juste en face de l’ascenseur qui mène aux bureaux et ateliers GM. Très bleu. Éclaboussant dans ce couloir gris et morose. Inattendu. «J’aime beaucoup la couleur. Elle fait partie de ma vie. Le bleu est une couleur qui me repose. Quand j’entre dans un lieu, j’ai envie d’être surpris». Surprenant, aussi. L’empreinte de Galal Mahmoud est déjà affichée haut et fort, comme un titre en tête d’une page pas encore rédigée. GM,...