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Actualités - Chronologies

Le cyclisme italien aborde l’épreuve en état de choc

Le clan italien qui dispute, à partir de samedi, la 88e édition du Tour de France n’échappera pas à la morosité un mois après la spectaculaire descente des carabiniers dans les hôtels de San Remo pendant le Giro. Signe des temps, la presse italienne a pris un virage à 90°. Son intérêt ne se limite plus aux coups de boutoir de Marco Pantani en montagne, aux sprints de Mario Cipollini, aux courses régulières de Michele Bartoli, aux démonstrations de force de Francesco Casagrande ou encore aux extravagances d’un cyclisme qui n’a jamais été aussi riche. Dorénavant, chaque commentaire s’accompagne de prudence et de réserves. La constatation d’un dopage généralisé et s’apparentant à du jusqu’au-boutisme dans le peloton transalpin a jeté un grand froid. Comme en France, après le scandale de l’affaire Festina, la presse et le pouvoir économique semblent se détourner d’une discipline touchée par un mal endémique. La Fédération italienne avait réagi au scandale du Giro par un gel des compétitions et en demandant aux coureurs professionnels de ne s’engager dans aucune course avant la rédaction d’un code éthique. Ces mesures se sont avérées bien plus démagogiques qu’efficaces. Elles n’ont notamment pas empêché les coureurs de disputer les Tours de Suisse et de Catalogne ainsi que le championnat d’Italie, remporté le week-end dernier par Daniele Nardello en Lombardie. Cette épreuve était un test très attendu de l’état d’esprit des tifosis. Jamais rassasiés d’exploits et de montées d’adrénaline, ils n’ont pas boudé leur plaisir de venir voir les coureurs et sont venus par milliers.
Le clan italien qui dispute, à partir de samedi, la 88e édition du Tour de France n’échappera pas à la morosité un mois après la spectaculaire descente des carabiniers dans les hôtels de San Remo pendant le Giro. Signe des temps, la presse italienne a pris un virage à 90°. Son intérêt ne se limite plus aux coups de boutoir de Marco Pantani en montagne, aux sprints de Mario Cipollini, aux courses régulières de Michele Bartoli, aux démonstrations de force de Francesco Casagrande ou encore aux extravagances d’un cyclisme qui n’a jamais été aussi riche. Dorénavant, chaque commentaire s’accompagne de prudence et de réserves. La constatation d’un dopage généralisé et s’apparentant à du jusqu’au-boutisme dans le peloton transalpin a jeté un grand froid. Comme en France, après le scandale de l’affaire...