Algérie - Le gouvernement alterne mesures - de fermeté et d’apaisement
le 03 juillet 2001 à 00h00
Le chef du gouvernement algérien Ali Benflis est resté ferme sur l’interdiction des marches à Alger à trois jours d’une nouvelle manifestation dans la capitale, tout en annonçant des mesures destinées à apaiser la tension après deux mois d’émeutes sanglantes. «Il n’y aura pas de dérogation à cette suspension», a affirmé M. Benflis devant les députés qui avaient débattu les jours précédents des émeutes en Kabylie. «Si une délégation mandatée par des citoyens veut être reçue, elle le sera à condition que cela ne revête pas une forme de manifestation de rue», a-t-il précisé. Il a observé que la suspension ne concernait qu’Alger en raison des «dérapages» de la manifestation du 14 juin qui avait rassemblé des centaines de milliers de personnes pour protester contre «la répression en Kabylie» et tourné à l’émeute et au pillage. Les comités de villages et d’aârchs (tribus) de Kabylie ont décidé de se rendre à Alger le jeudi 5 juillet, jour du 39e anniversaire de l’indépendance de l’Algérie, pour déposer à la présidence de la République une «plate-forme» de revendications à l’issue d’une «marche pacifique». Toutefois, reconnaissant la légitimité des revendications des jeunes émeutiers, M. Benflis a annoncé un train de mesures économiques et sociales destinées à apaiser la tension après les émeutes qui ont fait plus d’une soixantaine de morts et près de trois mille blessés, selon un décompte établi à partir de bilans officiels. Selon la presse et des comités de villages de Kabylie, le nombre de morts dépasserait largement la centaine et celui des blessés atteindrait les 5 000. M. Benflis s’est engagé à prendre en charge «toutes les victimes, selon le principe de solidarité».
Le chef du gouvernement algérien Ali Benflis est resté ferme sur l’interdiction des marches à Alger à trois jours d’une nouvelle manifestation dans la capitale, tout en annonçant des mesures destinées à apaiser la tension après deux mois d’émeutes sanglantes. «Il n’y aura pas de dérogation à cette suspension», a affirmé M. Benflis devant les députés qui avaient débattu les jours précédents des émeutes en Kabylie. «Si une délégation mandatée par des citoyens veut être reçue, elle le sera à condition que cela ne revête pas une forme de manifestation de rue», a-t-il précisé. Il a observé que la suspension ne concernait qu’Alger en raison des «dérapages» de la manifestation du 14 juin qui avait rassemblé des centaines de milliers de personnes pour protester contre «la répression en Kabylie» et...
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