Ils étaient plus de 20 000 (et peut-être 40 000) à faire la fête un peu partout entre la rue Monnot, la place Sassine et le centre-ville. Un désordre plutôt organisé disons. Plus de 20 000 donc à danser jusqu’aux premières heures du matin et sur des rythmes variés venus de partout. Comme pour montrer qu’ici, malgré tout, on sait faire la fête. Une fête multiculturelle. Et de quelle manière ! Programme maestro ! Pour une ambiance chaude ? Direction place des Martyrs. Là-bas, il y en avait pour tous les goûts. Un beau mélange de rythmes d’ici et d’ailleurs. Techno, rock, funk, hard rock, il y avait même du rap libanais…Si si, le groupe Aks’ser ( Sens interdit) a mis le feu… Toute la soirée fut animée par des passages d’un genre de musique à un autre. De la «house» et juste après du libanais. De la techno, suivie de rock classique. Les musiciens ? Des artistes confirmés pour certains, des débutants tentant leur chance pour d’autres… Le public ? Des jeunes et moins jeunes. Surtout des jeunes ados vêtus de toute la panoplie pour l’occasion. Pour commencer, les sympathiques hardos venus faire la fête. T-shirts Iron Maiden de rigueur, jeans retroussés par le bas, bottines noires assez imposantes, cheveux à la Axel Rose, tatouages, têtes de mort un peu partout sur ce qui reste de vêtements…bref, assez cool les gars. Comment ils dansent ? C’est simple. On gigote la tête de bas en haut au rythme de la guitare électrique. Le corps doit apparemment rester immobile. Les bras font les mêmes gestes que le guitariste. Sans guitare bien sûr. C’est la règle. À ce beau monde, se mélange le groupe des amoureux de la musique électronique. De la bonne «Trance» quoi. Dans ce groupe, on remarque la présence de plus de filles. Et elles se déchaînent les filles. Les mecs aussi. Basket toute blanche oblige, mini t-shirt orange fluo imprimé d’une espèce de dessin bleu dont il est vraiment trop difficile de déduire la signification. Pantalon blanc tantôt large tantôt serré assorti à la basket bien sûr, cheveux blonds rouge pastel des fois, vert gazon aussi. Chevelure appuyée par des lunettes «oakley» qui servent de serre-tête la nuit. Ici, on danse différemment. Les bras ne grattent pas, ils font tantôt des mouvements arrondis (genre de cercle), tantôt des drôles de gestes mimant une soucoupe volante.. «Oui, oui, en fait, on est très space…» précise Michel, un fou de techno. D’accord. Donc au rythme du «boum boum», on imagine qu’on traverse un trou d’air à bord de l’ «Odyssée d’Ulysse» quoi. Il y avait les «rappeurs» aussi. Les dingues du hip-hop marseillais. Le rap libanais ? C’est un nouveau style de musique. Tiens au fait, c’est quoi Aks’ser ? «C’est un groupe de rap libanais, fondé en 1997 par Waël et moi-même», précise Houssam. Et pourquoi ce nom Sens interdit ? «C’est ce que représente notre société en somme» . Leurs paroles ? «On critique tout ce qui nous révolte dans cette société, on touche à tout. On dénonce la violence, entre autres», ajoute- t-il. Et les groupes de rap marseillais, vous inspirent-ils ? «C’est clair, le Troisième Œil, Funky Family, I AM…». C’est en tout cas une idée assez originale. Eux au moins, ils ont le courage de dire ce qu’ils pensent. Une ambiance un peu plus «sereine»? C’est du côté de la rue Maarad qu’il faut aller. Un espace où le saxophoniste libanais Nizam Tamim montrait tout son talent. À l’ espace Jazz Blues, les «jazzmen» libanais Monday Blues Band et Chadi Blues Band s’en donnent à cœur joie et ce, malgré le bruit assez assourdissant d’un espèce d’engin métallique, sorte de marteau-piqueur qui tenait absolument à rajouter sa petite note. Mélange donc de blues et d’un boucan de pierre écrasée. Original non ? Un peu plus tard, c’est le groupe de folk français et syrien Bala Chawareb qui assurait le spectacle. «C’est trop sympa de voir tout ce monde, les gens s’éclatent, ils oublient un peu leurs soucis quotidiens…» affirme Sobhi. «Vous avez vu, c’est vraiment un pays multiculturel, il y a de tout et pour tous», rétorque Mélanie. C’est clair. C’est devenu un rendez-vous traditionnel. Incontournable. La fête de la musique, c’est le rendez-vous de tous. De tous ceux qui aiment s’éclater. Coup de chapeau donc aux organisateurs, à tous les hardos, les rockeurs, les «ravers», les rappeurs, les «jazz et blues men»… Bref, bravo à tous !
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Ils étaient plus de 20 000 (et peut-être 40 000) à faire la fête un peu partout entre la rue Monnot, la place Sassine et le centre-ville. Un désordre plutôt organisé disons. Plus de 20 000 donc à danser jusqu’aux premières heures du matin et sur des rythmes variés venus de partout. Comme pour montrer qu’ici, malgré tout, on sait faire la fête. Une fête multiculturelle. Et de quelle manière ! Programme maestro ! Pour une ambiance chaude ? Direction place des Martyrs. Là-bas, il y en avait pour tous les goûts. Un beau mélange de rythmes d’ici et d’ailleurs. Techno, rock, funk, hard rock, il y avait même du rap libanais…Si si, le groupe Aks’ser ( Sens interdit) a mis le feu… Toute la soirée fut animée par des passages d’un genre de musique à un autre. De la «house» et juste après du libanais. De la...