Après sa débâcle, AOM/Air Liberté - attend sa mise en redressement judiciaire
le 18 juin 2001 à 00h00
Les salariés d’AOM/Air Liberté, dont les actionnaires s’accusent mutuellement d’avoir provoqué la débâcle, attendent la décision mardi du tribunal de commerce de Créteil sur un mise en redressement judiciaire ou une liquidation immédiate, cette dernière hypothèse paraissant toutefois improbable. Depuis que les deux compagnies aériennes ont déposé leur bilan vendredi, leurs actionnaires, le groupe Swissair et Ernest-Antoine Seillière au travers de sa holding Marine-Wendel, se rejettent mutuellement la faute, sans épargner le ministre des Transports Jean-Claude Gayssot. Depuis le 2 avril, les deux actionnaires ont arrêté de financer la compagnie, ce qui a conduit au dépôt de bilan. M. Seillière, par ailleurs président du Medef, a accusé le groupe Swissair et le ministre des Transports d’avoir «provoqué et accéléré la débâcle» du pôle aérien. Le groupe suisse a simplement rejeté ces allégations, tandis que Jean-Claude Gayssot a renvoyé la responsabilité de la «désastreuse gestion» d’AOM/Air Liberté à tous ses actionnaires. Le président de l’Assemblée nationale Raymond Forni avait qualifié vendredi de «scandaleuse» l’attitude de M. Seillière : «On ne peut pas se contenter, quand on est actionnaire, d’empocher les dividendes et de larguer (...) les salariés lorsque cela va mal». Les représentants du personnel de la compagnie aérienne, qui ont accueilli sans surprise l’annonce d’un dépôt de bilan qu’ils savaient imminent depuis plusieurs jours, tentent de sauver les meubles, en attendant la décision du tribunal de commerce. Ainsi, ils ont exclu tout recours immédiat à la grève, afin de poursuivre l’exploitation et de ne pas précipiter la cessation de paiement.
Les salariés d’AOM/Air Liberté, dont les actionnaires s’accusent mutuellement d’avoir provoqué la débâcle, attendent la décision mardi du tribunal de commerce de Créteil sur un mise en redressement judiciaire ou une liquidation immédiate, cette dernière hypothèse paraissant toutefois improbable. Depuis que les deux compagnies aériennes ont déposé leur bilan vendredi, leurs actionnaires, le groupe Swissair et Ernest-Antoine Seillière au travers de sa holding Marine-Wendel, se rejettent mutuellement la faute, sans épargner le ministre des Transports Jean-Claude Gayssot. Depuis le 2 avril, les deux actionnaires ont arrêté de financer la compagnie, ce qui a conduit au dépôt de bilan. M. Seillière, par ailleurs président du Medef, a accusé le groupe Swissair et le ministre des Transports d’avoir «provoqué et...
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