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Actualités - Chronologies

Prêt-à-porter - La mode USA en perte de vitesse ?

Le Salon de New York version 2001 a fait couler beaucoup d’encre... Défilés annulés, créativité en berne, climat de foire plutôt que de créativité. Le prêt-à-porter américain n’a convaincu personne. La presse spécialisée nationale a même déploré «l’affligeante médiocrité des collections». De son côté, Suzy Menkes, la rédactrice du Herald Tribune, n’a pas hésité à qualifier la Semaine de mode new-yorkaise de «morne et stérile». Même le New York Times, si soucieux du prestige de l’Oncle Sam et si réticent aux critiques, s’est interrogé sur «la pertinence des défilés américains dont la perte de prestige paraît inexorable». Les créateurs atterrés broyaient du noir et la grande presse analysait la situation à la recherche des raisons à ce subit déclin. Les menaces pesant sur l’économie en seraient-elles responsables ? La transition présidentielle y serait-elle pour quelque chose ? Pourquoi New York, après avoir célébré l’opulence ostentatoire de ses quartiers chics, l’hiver dernier, et les extravagances de sa «culture des clubs», le «Club Culture» des années 80 cet été, sombre-t-elle dans cette humeur de crise ? L’ampleur de la récession serait-elle plus grande qu’on veut le faire croire ? Les couleurs, d’ailleurs, qui ont dominé le podium sont le noir et l’anthracite. Les choix des matières sont pour le moins insolites : vieillies intentionnellement, salies, bouillies. Très fines et précieuses certes, à l’origine, elles sont drôlement rudoyées pour leur mise à la mode. Quant à la silhouette de l’hiver prochain, elle donne froid au dos : cuir épais, col relevé, ceinture serrée... La vie urbaine présente-t-elle d’aussi grands risques pour inspirer telle parade vestimentaire ? Prévoit-on des détériorations nécessitant une telle défense ? C’est Calvin Klein qui a clôturé la Semaine de la mode new-yorkaise avec une collection très rigoureuse. De l’ampleur pour les manteaux et les vestes. Longueur à mi-cuisse. Matières «compactes» telles que laine et flanelle épaisses et patinées. Les pantalons étroits se glissent dans les bottes de motard. Les ceintures se portent en double, sous forme de ceinturon. La dame sanglée et cuirassée, jambes nues dans ses bottes, paraît en mesure de se défendre. Pour le soir, les dames USA s’habillent comme dans les films péplum : robes Empire, en mousseline, ceinturées sous les seins. La fourrure se fait discrète. Croco et peau de serpent sont totalement abandonnés. Le risque de se faire houspiller par les furies zoophiles a fait qu’on n’ose plus acheter ou même demander à voir des objets qui évoquent la cruauté des hommes envers les pauvres bêtes. Même s’il s’agit d’ours, de serpents ou de crocodiles... D’ailleurs la Peta (People for the Ethical Treatment of Animals) a des yeux partout et punit de façon exemplaire ceux qui transgressent les lois de la zoophilie débile et caricaturale qu’elle prêche... Parmi les griffes en vogue, on découvre celle de la française Catherine Malandrino, dont les ceintures proclament «I Love New York», et ses sacs, coupés dans la bannière étoilée, se classent parmi les accessoires «absolutely» indispensables de cet été...
Le Salon de New York version 2001 a fait couler beaucoup d’encre... Défilés annulés, créativité en berne, climat de foire plutôt que de créativité. Le prêt-à-porter américain n’a convaincu personne. La presse spécialisée nationale a même déploré «l’affligeante médiocrité des collections». De son côté, Suzy Menkes, la rédactrice du Herald Tribune, n’a pas hésité à qualifier la Semaine de mode new-yorkaise de «morne et stérile». Même le New York Times, si soucieux du prestige de l’Oncle Sam et si réticent aux critiques, s’est interrogé sur «la pertinence des défilés américains dont la perte de prestige paraît inexorable». Les créateurs atterrés broyaient du noir et la grande presse analysait la situation à la recherche des raisons à ce subit déclin. Les menaces pesant sur l’économie...