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Actualités - Chronologies

La vérité sur les somnifères

Provenant du latin (sommus : sommeil et ferre : porter), le mot somnifère par définition est une composition de substances qui induisent le sommeil. Le même effet est provoqué par d’autres médicaments, tels certains antihistaminiques et certains antidépresseurs. Mais compte tenu du fait que leur principale action n’est pas hypnotique, on ne leur donne pas le nom de somnifères. Sommeil et tranquillisants Un tranquillisant est par définition un médicament dont la principale fonction est la réduction de l’angoisse. Or l’anxiété, en stimulant les systèmes d’éveil, s’oppose à l’initiation et au maintien du sommeil. Chez une personne angoissée, anxieuse, l’endormissement est difficile. Le sommeil instable, fragmenté, ne remplit plus sa fonction réparatrice. Le médicament «tranquillisant», en favorisant un état d’apaisement sans induire directement le sommeil, favorise un état de détente propice à l’endormissement. Un «tranquillisant» donc, sans «faire dormir», facilite le sommeil... L’action des somnifères, par contre, est différente. Les benzodiazepines, ces molécules développées à partir des années 60 en raison de leur plus grande innocuité comparée aux barbituriques du passé, ont permis, par l’étude poussée de leur mécanisme d’action, de créer les hypnotiques (autre appellation des somnifères) de nouvelle génération. Ce sont ces derniers qui sont largement utilisés à présent. Un sommeil différent De façon générale, ces hypnotiques ont un effet antiéveil, qui réduit le délai d’endormissement ainsi que le nombre et la durée des éveils. Le sommeil induit est, naturellement, différent du sommeil naturel mais les nouveaux hypnotiques s’efforcent de respecter autant que possible le processus naturel. Les efforts actuels visent à induire un sommeil aussi naturel que possible. Mais le but n’est pas encore atteint. À quel moment risque-t-on l’accoutumance ? Tout est question de dose, semble-t-il. Les produits dont la durée d’action est relativement réduite incitent à l’augmentation des doses. Le phénomène apparaît généralement au bout d’un an d’utilisation régulière. C’est pour cette raison qu’il est déconseillé de prendre des somnifères à longueur d’année sans rechercher d’autres moyens face aux troubles du sommeil. Il faut, avant tout, rechercher et traiter la cause des troubles du sommeil. Sinon, le traitement se limite à soigner les symptômes et non pas la cause du manque de sommeil. Si bien que l’insomnie risque de réapparaître, installant le cercle vicieux de la dépendance. Il ne faut jamais oublier que le sommeil induit n’est pas un sommeil naturel. Les effets secondaires restent toujours possibles.
Provenant du latin (sommus : sommeil et ferre : porter), le mot somnifère par définition est une composition de substances qui induisent le sommeil. Le même effet est provoqué par d’autres médicaments, tels certains antihistaminiques et certains antidépresseurs. Mais compte tenu du fait que leur principale action n’est pas hypnotique, on ne leur donne pas le nom de somnifères. Sommeil et tranquillisants Un tranquillisant est par définition un médicament dont la principale fonction est la réduction de l’angoisse. Or l’anxiété, en stimulant les systèmes d’éveil, s’oppose à l’initiation et au maintien du sommeil. Chez une personne angoissée, anxieuse, l’endormissement est difficile. Le sommeil instable, fragmenté, ne remplit plus sa fonction réparatrice. Le médicament «tranquillisant», en favorisant un...