Un incroyable manque de fiabilité a placé l’écurie McLaren-Mercedes dans une position délicate au moment d’aborder le Grand Prix du Canada de formule 1, cette fin de semaine à Montréal. À l’aube de la huitième épreuve de la saison, de la mi-championnat, l’écurie anglo-allemande présente un bilan plutôt mitigé avec deux victoires seulement en sept courses, deux succès acquis par David Coulthard. Pas de quoi satisfaire les troupes de Ron Dennis. D’autant que, dans le même temps, Ferrari et Michael Schumacher ont engrangé quatre victoires, deux «doublés» et pris une substantielle avance dans la course aux titres. McLaren-Mercedes ne peut s’en prendre qu’à elle-même. Sans une incroyable série de pannes, les «Flèches d’argent» devraient certainement se trouver aujourd’hui dans une situation plus confortable. Mika Hakkinen immobile sur la grille à deux reprises (Brésil et Autriche), David Coulthard également (Barcelone et Monaco), le Finlandais trahi dans le dernier tour en Espagne, ce sont certainement plusieurs victoires et un gros paquet de points qui se sont envolés au bénéfice de la Scuderia principalement. Ce genre de mésaventure coûte habituellement cher, très cher, au moment du décompte final. Ces tracas à répétition semblent avoir d’ores et déjà éliminé Mika Hakkinen qui aspirait obtenir un 3e titre, et compliqué un peu plus la tâche de Coulthard face à son adversaire allemand. Attitude « précautionneuse » Le dimanche soir en principauté, Ron Dennis et Norbert Haug, directeur de Mercedes Motorsport, ont eu beau pointer un doigt accusateur en direction du Brésilien Enrique Bernoldi (Arrows-Asiatech), coupable d’avoir «bouchonné» 35 tours durant Coulthard à Monaco, le pilote sud-américain n’y pouvait rien si l’Écossais s’était retrouvé rétrogradé en dernière position sur la grille après avoir réussi la «pole» la veille. Et pourtant, Coulthard affichait une totale confiance en son système de départ automatique (launch control), assurant que son problème de Barcelone ne se reproduirait pas. L’appui de TAG Electronics, le savoir-faire de Mercedes, rien cependant n’a empêché la monoplace du Britannique de connaître un nouveau «bug», de réduire à néant les chances du pilote. Avant le coup d’envoi du championnat, Ron Dennis pestait contre la volonté de Ferrari de repousser en Espagne, la cinquième course de la saison, la libéralisation de l’électronique. Les ennuis enregistrés par McLaren, et d’autres équipes, ont donné raison à l’attitude «précautionneuse» de la Scuderia. Aujourd’hui, l’état d’urgence doit être déclaré chez McLaren-Mercedes. Une nouvelle contre-performance au Canada ajouterait en effet à la difficulté de la tâche de l’équipe anglo-allemande dans son désir de reconquérir le titre mondial, à compliquer un peu plus les visées de David Coulthard. Décevant les saisons précédentes, inconstant, l’Écossais paraît avoir trouvé cette saison la plénitude de ses moyens. Irréprochable depuis Melbourne, David Coulthard est incontestablement en mesure de rivaliser avec Michael Schumacher. À condition toutefois que son matériel soit à la hauteur.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Un incroyable manque de fiabilité a placé l’écurie McLaren-Mercedes dans une position délicate au moment d’aborder le Grand Prix du Canada de formule 1, cette fin de semaine à Montréal. À l’aube de la huitième épreuve de la saison, de la mi-championnat, l’écurie anglo-allemande présente un bilan plutôt mitigé avec deux victoires seulement en sept courses, deux succès acquis par David Coulthard. Pas de quoi satisfaire les troupes de Ron Dennis. D’autant que, dans le même temps, Ferrari et Michael Schumacher ont engrangé quatre victoires, deux «doublés» et pris une substantielle avance dans la course aux titres. McLaren-Mercedes ne peut s’en prendre qu’à elle-même. Sans une incroyable série de pannes, les «Flèches d’argent» devraient certainement se trouver aujourd’hui dans une situation plus...