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Actualités - Opinions

COURRIER - Pour un partenariat patient-médecin

Depuis longtemps déjà, psychiatres et psychanalystes se définissent comme les honorables représentants des soins mentaux dans leurs approches spécifiques ou «bienveillantes» pour le service de leurs patients. Avec l’essor des neurosciences en ce début du XXIe siècle, de nouvelles thérapies et psychothérapies viendront confirmer l’importance des recherches concernant le cerveau humain en privilégiant son potentiel «développemental». Ainsi, l’éveil conscient du patient est déterminant dans la gestion de sa maladie et de sa souffrance mentale. De récentes recherches de pointe en psychiatrie vont même jusqu’à faire accompagner la pharmacothérapie de la psycho-éducation du schizophrène pour lui apprendre à reconnaître les mécanismes de sa pathologie afin de mieux vivre avec lui-même et avec les autres. C’est grâce à ce même essor qu’il faut réfléchir sur les aspects critiques du problème consistant à informer le patient sur sa maladie, mais aussi et surtout du droit du patient de s’informer de sa maladie, et des moyens d’agir avec elle au quotidien. On s’efforce aujourd’hui à faire sortir la médecine d’un certain cloisonnement diagnostique qui a longtemps éloigné le patient d’un véritable partenariat avec son médecin. Il ne s’agit pas ici seulement de suivre les recommandations du médecin à la lettre, mais d’apprendre avec lui à appliquer les directives à partir des possibilités et difficultés physiques, mentales, émotionnelles et économiques propres au patient. On parle enfin du danger du scientisme alors que dès le début du XXe siècle, au nom d’un intellectualisme analytique, un autre danger, bien réel celui-là, va apparaître avec l’élaboration de certaines pratiques psychanalytiques qui ne vont même pas effleurer la réalité pressente du patient qui souffre au présent. La souffrance d’un être est bien plus qu’un verbe, qu’un non-dit qu’on écoute et qu’on interprète. C’est un échange réellement humain. La neutralité «bienveillante» peut paraître malveillante quand l’autre ne perçoit pas notre implication mentale et émotive à sentir sa souffrance pour mieux la comprendre ; quand l’autre ne perçoit pas notre entière disponibilité d’humain à le soigner. Psychothérapeute
Depuis longtemps déjà, psychiatres et psychanalystes se définissent comme les honorables représentants des soins mentaux dans leurs approches spécifiques ou «bienveillantes» pour le service de leurs patients. Avec l’essor des neurosciences en ce début du XXIe siècle, de nouvelles thérapies et psychothérapies viendront confirmer l’importance des recherches concernant le cerveau humain en privilégiant son potentiel «développemental». Ainsi, l’éveil conscient du patient est déterminant dans la gestion de sa maladie et de sa souffrance mentale. De récentes recherches de pointe en psychiatrie vont même jusqu’à faire accompagner la pharmacothérapie de la psycho-éducation du schizophrène pour lui apprendre à reconnaître les mécanismes de sa pathologie afin de mieux vivre avec lui-même et avec les autres....