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Actualités - Chronologies

Irak - La justice innocente un mécanicien du meurtre d’employés de l’Onu

La justice irakienne a reconnu hier un Irakien non coupable du meurtre en juin 2000 à Bagdad de deux employés de l’Onu dans une attaque armée, que le prévenu avait justifiée par le maintien des sanctions contre son pays. Un tribunal de Bagdad, dont le verdict avait été reporté à sept reprises depuis l’ouverture du procès le 6 novembre, a annoncé qu’il «n’a pas trouvé des preuves suffisantes pour condamner Fouad Hussein Haidar pour le meurtre des deux» employés de l’Organisation pour l’agriculture et l’alimentation (FAO). La FAO avait indiqué au moment des faits dans un communiqué que l’accusé, un mécanicien de 38 ans, armé d’un fusil-mitrailleur, avait fait irruption en juin dans ses bureaux à Bagdad avant de tuer deux employés, un Irakien et le directeur adjoint du bureau, le Somalien Youssef Abdallah, et blesser sept personnes. Mais le président du tribunal, Lokman Thabet al-Sammarraï, a affirmé à la presse que le verdict s’expliquait par le fait que l’agresseur avait été, lors de l’attaque, «bloqué au bureau d’accueil» situé à l’entrée du siège de la FAO, alors que les deux tués «se trouvaient au premier étage» du local. Il a ajouté qu’il avait fondé son verdict sur «les dépositions de tous les témoins et du rapport de la police», ajoutant que «les balles qui ont tué les deux employés et blessé d’autres personnes se trouvant avec eux (à l’étage) provenaient de l’extérieur du bureau, et non de l’intérieur». Le prévenu a cependant été condamné au total à 10 ans et 7 mois de prison pour «tentative de meurtre contre deux gardiens» du bureau de la FAO, Ghanem Majed Daoud et Jawdat Abdallah Dhaher, blessés dans l’attaque, selon le texte du verdict. Du box des accusés, Fouad Haidar a suivi avec calme la lecture du verdict, avant d’être emmené par des policiers vers son lieu de détention. Le parquet avait demandé d’«infliger la plus lourde peine» au prévenu, alors que la défense avait réclamé l’acquittement en arguant que son client n’était «pas responsable du crime qui lui est imputé». Après s’être rendu aux autorités irakiennes, l’assaillant avait justifié son acte par le maintien de l’embargo qu’impose l’Onu à son pays depuis l’invasion du Koweït en 1990. «L’embargo et le génocide de milliers d’Irakiens m’ont poussé à commettre cette attaque (...). Je voulais faire entendre la voix de tout un peuple qui meurt tous les jours en raison de l’embargo», avait-il déclaré lors d’une conférence de presse. Le directeur du Bureau pour le programme irakien Benon Sevan, qui gère le programme humanitaire pétrole contre nourriture, avait alors indiqué à New York que l’assaillant exigeait des vols réguliers entre Amman et Bagdad, la cessation des raids aériens contre l’Irak, des compensations financières aux victimes des sanctions et la construction d’un monument à leur mémoire devant le quartier général de l’Onu. Avant de pénétrer dans les locaux de la FAO, l’assaillant avait tenté d’entrer au siège de l’Onu à Bagdad, mais en avait été empêché par la sécurité, avait indiqué M. Sevan. L’attaque avait été alors vivement dénoncée par le Conseil de sécurité de l’Onu et le secrétaire général Kofi Annan. L’annonce lundi du verdict coïncide avec un nouveau bras de fer entre l’Irak et les États-Unis, autour d’un projet de révision des sanctions, inspiré par Washington et soumis récemment par Londres au Conseil de sécurité. Ce projet, prévoyant d’alléger les sanctions contre la population irakienne et de les renforcer contre le régime du président Saddam Hussein, est rejeté par Bagdad.
La justice irakienne a reconnu hier un Irakien non coupable du meurtre en juin 2000 à Bagdad de deux employés de l’Onu dans une attaque armée, que le prévenu avait justifiée par le maintien des sanctions contre son pays. Un tribunal de Bagdad, dont le verdict avait été reporté à sept reprises depuis l’ouverture du procès le 6 novembre, a annoncé qu’il «n’a pas trouvé des preuves suffisantes pour condamner Fouad Hussein Haidar pour le meurtre des deux» employés de l’Organisation pour l’agriculture et l’alimentation (FAO). La FAO avait indiqué au moment des faits dans un communiqué que l’accusé, un mécanicien de 38 ans, armé d’un fusil-mitrailleur, avait fait irruption en juin dans ses bureaux à Bagdad avant de tuer deux employés, un Irakien et le directeur adjoint du bureau, le Somalien Youssef...