Bagdad et Damas veulent bâtir des relations « stratégiques », affirme Ramadan
le 24 mai 2001 à 00h00
Un haut responsable irakien a souligné mercredi la volonté de l’Irak et de la Syrie, engagés dans un processus de normalisation après deux décennies de brouille, de bâtir des relations «stratégiques». «Ce qui a été réalisé (sur la voie de la normalisation) jette les bases de futures relations stratégiques globales (...) grâce à la volonté sérieuse des dirigeants des deux pays frères», a déclaré le vice-président irakien Taha Yassine Ramadan. M. Ramadan s’exprimait en recevant dans la journée une délégation syrienne, conduite par le ministre de l’Économie et du Commerce extérieur Mohammed Imadi, en visite à Bagdad. Cité par l’agence officielle Ina, il a précisé que les relations entre Bagdad et Damas devraient devenir «exemplaires pour servir les causes arabes et les intérêts des deux pays». «Il importe pour l’Irak et la Syrie de coordonner et d’unifier leurs efforts face aux défis sionistes et impérialistes ainsi que face aux plans ennemis hostiles à la nation arabe», a souligné pour sa part le ministre irakien des Finances, Hekmat Ibrahim al-Azzaoui, en recevant la délégation syrienne. L’Irak et la Syrie, liés depuis janvier par un accord de libre-échange, sont convenus d’«augmenter leurs échanges commerciaux», estimés actuellement à 500 millions de dollars et qu’ils espèrent doubler à un milliard de dollars. Dans un communiqué publié mercredi au terme de la 3e session de leur commission mixte de coopération, ils ont en outre décidé de lancer des projets mixtes «agricoles, industriels et dans le secteur du transport», a rapporté l’agence officielle Ina. Ils sont également convenus d’«élargir leur coopération dans les domaines de la santé, de la jeunesse, du sport et de la culture». M. Imadi a annoncé mardi une prochaine visite à Bagdad du chef du gouvernement syrien Mohammed Moustapha Miro. Les rapports entre Bagdad et Damas, gouvernés par deux branches rivales du parti panarabe Baas, se sont améliorés depuis 1997 avec la réouverture de leurs frontières aux délégations officielles et commerciales et un début de normalisation de leurs relations diplomatiques, rompues en 1980 en raison du soutien syrien à l’Iran lors de la guerre entre l’Iran et l’Irak (1980-1988).
Un haut responsable irakien a souligné mercredi la volonté de l’Irak et de la Syrie, engagés dans un processus de normalisation après deux décennies de brouille, de bâtir des relations «stratégiques». «Ce qui a été réalisé (sur la voie de la normalisation) jette les bases de futures relations stratégiques globales (...) grâce à la volonté sérieuse des dirigeants des deux pays frères», a déclaré le vice-président irakien Taha Yassine Ramadan. M. Ramadan s’exprimait en recevant dans la journée une délégation syrienne, conduite par le ministre de l’Économie et du Commerce extérieur Mohammed Imadi, en visite à Bagdad. Cité par l’agence officielle Ina, il a précisé que les relations entre Bagdad et Damas devraient devenir «exemplaires pour servir les causes arabes et les intérêts des deux pays»....
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