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Actualités - Book Reviews

Henri Troyat, « La fille de l’écrivain », - éd. Grasset 1030

Henri Troyat est le métronome de la littérature française. Né en 1911 à Moscou, ce membre de l’Académie française, lauréat du prix Goncourt 1938 avec L’Araigne, écrit depuis cette date un livre par an. Dans La fille de l’écrivain, il donne très poliment et très respectueusement un coup de pied dans la fourmilière de la Coupole en général et de celle des prix littéraires en particulier. Christine Angot et son Quitter la ville tout comme Frédéric Beigdeber et son 99 francs ont trouvé un allié de poids dans leur critique des techniques marketing qui s’insinuent même dans le livre. L’histoire est simple : depuis la mort de sa femme Armand Boisier, de l’Académie française ( !), il n’a plus que sa fille. Son existence se complique quand son unique confidente tombe amoureuse d’un jeune écrivain dont le succès commence à lui faire de l’ombre. L’auteur vivra ses derniers mois entre jalousie et solitude. Un beau roman avec, pour ceux qui l’apprécient, le style inchangé d’Henri Troyat. Une dose de cynisme en plus.
Henri Troyat est le métronome de la littérature française. Né en 1911 à Moscou, ce membre de l’Académie française, lauréat du prix Goncourt 1938 avec L’Araigne, écrit depuis cette date un livre par an. Dans La fille de l’écrivain, il donne très poliment et très respectueusement un coup de pied dans la fourmilière de la Coupole en général et de celle des prix littéraires en particulier. Christine Angot et son Quitter la ville tout comme Frédéric Beigdeber et son 99 francs ont trouvé un allié de poids dans leur critique des techniques marketing qui s’insinuent même dans le livre. L’histoire est simple : depuis la mort de sa femme Armand Boisier, de l’Académie française ( !), il n’a plus que sa fille. Son existence se complique quand son unique confidente tombe amoureuse d’un jeune écrivain dont le...