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Actualités - Chronologies

Macédoine - Un gouvernement d’union nationale samedi, avec ou sans les Albanais

Un gouvernement d’unité nationale doit être formé samedi en Macédoine avec ou sans le principal parti albanais d’opposition, qui demande au pouvoir d’instaurer un cessez-le-feu de longue durée et de mettre un terme à son offensive contre la guérilla de l’UCK, dans le nord du pays. «Une session du Parlement aura lieu samedi au cours de laquelle le nouveau gouvernement sera approuvé (...). Si le Parti pour la démocratie et la prospérité (PDP) persiste dans son attitude, il risque d’être marginalisé», a déclaré à la presse le Premier ministre macédonien Ljubco Georgievski, affirmant que la coalition pouvait exister sans le PDP. «Nous ne pouvons pas entamer de discussions sur la coalition tant que des civils continueront d’être bombardés», a pour sa part souligné hier le secrétaire général du PDP, Mohammed Halili, huit jours après le début des opérations militaires visant à neutraliser l’UCK. Le PDP a jusqu’à samedi pour se prononcer. Un accord sur la création de cette coalition hétéroclite, élargie aux partis d’opposition, avait été annoncé en début de semaine après d’âpres négociations sous l’égide du chef de la diplomatie de l’Union européenne, Javier Solana. Ce dernier avait alors estimé que la mise en place d’un tel gouvernement pourrait rapprocher les Macédoniens slaves et la communauté albanaise et sortir le pays de la crise. Un diplomate occidental qui a requis l’anonymat a indiqué à l’AFP que le PDP allait «bientôt» accepter de rejoindre la coalition, mais qu’il essayait de faire monter les enchères pour obtenir une meilleure représentation au sein du futur cabinet. Le PDP, qui siège dans l’opposition au Parlement et pourrait disposer de deux ministres, demande aussi une amnistie pour les combattants de l’UCK et l’adoption de mesures pour favoriser le retour des réfugiés, sans toutefois en faire, cette fois, une condition sine qua non à son entrée au gouvernement, selon M. Halili. De son côté, l’Armée de libération des Albanais de Macédoine (UCK) demande au président Boris Trajkovski d’accepter de dialoguer avec elle en échange d’un cessez-le-feu. Les habitants des villages albanais tenus par la guérilla, et des alentours, ont une nouvelle fois été sommés jeudi matin de quitter leurs maisons, pour permettre à l’armée de poursuivre son offensive sans risquer de faire plus de dégâts parmi les civils. Dans la journée, aucune opération militaire de grande ampleur sur les positions de la guérilla dans les villages contrôlés par les rebelles à l’ouest de Kumanovo n’a cependant été enregistrée. Des habitants des villages situés en bordure de la zone de conflit ont seulement fait état de tirs sporadiques de l’artillerie lourde. L’armée et la guérilla ont qualifié de «calme» l’activité militaire dans la région de Kumanovo. Selon le bureau du Haut commissariat de l’Onu aux réfugiés (HCR) à Belgrade, plus de 16 000 personnes ont fui le pays depuis les premiers combats en mars pour se réfugier au Kosovo. Ce chiffre ne prend en compte que les réfugiés enregistrés auprès des organisations kosovares de la Croix-Rouge, a indiqué la porte-parole du HCR, Mme Maki Shinohara, estimant que le nombre de personnes ayant effectivement fui la Macédoine est plus élevé. La première vague de 8 000 réfugiés environ a gagné le Kosovo en mars. La deuxième, de la même importance, a suivi la dernière offensive lancée par les forces macédoniennes contre la guérilla albanaise qui tient plusieurs villages des environs de Kumanovo. À Pristina, l’envoyé spécial du HCR, Eric Morris, s’est dit préoccupé par la situation des civils dans la zone du conflit et par les récits de réfugiés affirmant qu’ils avaient été rackettés par la police macédonienne avant de franchir la frontière.
Un gouvernement d’unité nationale doit être formé samedi en Macédoine avec ou sans le principal parti albanais d’opposition, qui demande au pouvoir d’instaurer un cessez-le-feu de longue durée et de mettre un terme à son offensive contre la guérilla de l’UCK, dans le nord du pays. «Une session du Parlement aura lieu samedi au cours de laquelle le nouveau gouvernement sera approuvé (...). Si le Parti pour la démocratie et la prospérité (PDP) persiste dans son attitude, il risque d’être marginalisé», a déclaré à la presse le Premier ministre macédonien Ljubco Georgievski, affirmant que la coalition pouvait exister sans le PDP. «Nous ne pouvons pas entamer de discussions sur la coalition tant que des civils continueront d’être bombardés», a pour sa part souligné hier le secrétaire général du PDP,...