Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologies

Union européenne - L’Allemagne dépense très peu pour promouvoir l’euro

L’Allemagne ne consacrera à la promotion de l’euro qu’un tiers des montants investis en 2001 par des pays comme l’Espagne, la France ou les Pays-Bas, selon un rapport publié lundi par la Commission européenne. Ce rapport mensuel sur l’état de la préparation des États membres de l’euro avant l’introduction de la monnaie unique le 1er janvier 2001 a été au centre des discussions des ministres des Finances de l’Eurogroupe réunis lundi à Bruxelles. L’Allemagne, dont l’opinion publique reste quelque peu réticente à l’idée d’abandonner le mark, ne donne pas l’impression d’être inquiète, puisqu’à peine 9 900 euros seront investis en 2001 dans des opérations de promotion. Le pays le plus peuplé de l’UE consent ainsi un effort de même envergure que la petite Belgique (8 700 euros) et ses 10 millions d’habitants acquis à la cause de la monnaie unique. Les Pays-Bas détiennent le record des dépenses, avec 35 000 euros pour 15 millions d’habitants, suivis par l’Espagne (27 844 euros), la France (26 800 euros) et l’Irlande (18 625 euros), sur un total pour l’Union européenne de 153 762 euros en 2001. Même si le président en exercice de l’Eurogroupe, le ministre belge des Finances, Didier Reynders, estime que chaque pays est libre de s’organiser comme il l’entend, la Commission européenne est clairement inquiète, puisqu’elle dépense en Allemagne autant d’argent que les autorités allemandes. Le ministre allemand des Finances, Hans Eichel, a annoncé qu’il ne changerait pas son fusil d’épaule, minimisant l’efficacité de ces campagnes de promotion. «Je ne vois pas l’intérêt de ces campagnes», a-t-il déclaré, en estimant que l’essentiel était d’assurer que la logistique suive pour permettre un passage en douceur à l’euro. «Pour la population, ce ne sera un sujet qu’après les vacances d’été». Les ministres des Finances des États membres de l’euro ont par ailleurs dressé un bilan de l’état de préparation. L’impression des billets bat son plein Ils se sont notamment félicités de l’augmentation de l’utilisation de l’euro par les entreprises en Belgique et en France, où les paiements de la TVA effectués en monnaie unique atteignent désormais 33 et 21 % respectivement. L’impression des 14,25 milliards de billets et la frappe des 50 milliards de pièces en euro bat en outre son plein : 40 % des billets et 72 % des pièces prévus sont d’ores et déjà prêts. Près de 80 % des distributeurs automatiques de la zone euro distribueront des billets dès le 1er janvier 2001 et ce pourcentage atteindra 95 % une semaine plus tard. Une grande majorité des banques (75 %) échangera sans frais les anciens billets en monnaie nationale contre des euros. La Commission européenne et les ministres de l’Eurogroupe ont par ailleurs démenti que la poussée inflationniste actuellement enregistrée dans la zone (2,6 % en rythme annuel) soit en partie due à l’anticipation de l’introduction de l’euro, qui verrait les commerçants augmenter leurs prix. «Il n’y a pas d’évidence montrant une quelconque anticipation en la matière», a souligné Didier Reynders. Au contraire, a-t-il dit, la concurrence accrue dans la zone euro devrait être favorable aux clients et des administrations publiques ont montré l’exemple en pratiquant des «arrondis» favorables aux utilisateurs, notamment en matière fiscale. L’Allemagne consacre ainsi 175 millions d’euros et la Belgique 25 millions au financement de ces arrondis favorables.
L’Allemagne ne consacrera à la promotion de l’euro qu’un tiers des montants investis en 2001 par des pays comme l’Espagne, la France ou les Pays-Bas, selon un rapport publié lundi par la Commission européenne. Ce rapport mensuel sur l’état de la préparation des États membres de l’euro avant l’introduction de la monnaie unique le 1er janvier 2001 a été au centre des discussions des ministres des Finances de l’Eurogroupe réunis lundi à Bruxelles. L’Allemagne, dont l’opinion publique reste quelque peu réticente à l’idée d’abandonner le mark, ne donne pas l’impression d’être inquiète, puisqu’à peine 9 900 euros seront investis en 2001 dans des opérations de promotion. Le pays le plus peuplé de l’UE consent ainsi un effort de même envergure que la petite Belgique (8 700 euros) et ses 10...