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Actualités - Chronologies

La vieille ville des Omeyyades - se fait belle pour le Saint-Père

La vieille ville dans le cœur de Damas a subi une véritable opération esthétique en prévision de la visite du pape Jean-Paul II à partir de samedi en Syrie. Les petites maisons dans le dédale des ruelles, où la papamobile suivra les pas de l’apôtre Paul, ont été repeintes. Depuis trois semaines, les ouvriers s’activent pour daller les trottoirs exigus. La municipalité a de nouveau asphalté la rue Medhat Pacha, dite la «rue droite» parce qu’elle coupe la vieille ville en deux, truffée d’églises, de mosquées, de boutiques, d’antiquaires et de restaurants, qui ont préservé l’atmosphère intime du vieux Damas. Le pape devra emprunter souvent cette rue étroite et en partie couverte, comme pour se rendre à la mosquée des Omeyyades, le 6 mai, et dans les églises. «Regardez le beau résultat, si seulement le pape nous rendait visite plus souvent !», plaisante un antiquaire, Nabil Sari, en montrant une ruelle adjacente fleurie, au bout de laquelle se trouve la petite chapelle St-Ananie, une des plus vieilles églises au monde. La chapelle, en fait une crypte, porte le nom de l’évêque de Damas qui a rendu la vue à saint Paul et qui l’a baptisé dans la rivière Barada. Mais le pape ne pourra pas s’y rendre en raison de ses hautes marches. Les ouvriers étaient suspendus le long des façades de la chapelle saint-Paul, nettoyant ses vieilles pierres encrassées par la pollution, leur rendant leur éclat ocre. La chapelle, où le pape doit se rendre le 7 mai, est enchâssée dans une des sept portes de la vieille ville, Bab Kissane. L’église marque l’endroit où St Paul s’est enfuit de Damas pour échapper aux juifs en colère. D’après la tradition, ses disciples l’ont fait descendre du haut de la porte dans un panier. Près de la vieille ville, la pelouse du stade al-Abassyine, où une grande messe papale est prévue dimanche, a été reverdie. Un monte-charge a été mis en place pour éviter au pape de gravir le petit escalier jusqu’à la grande estrade où sera aménagé l’autel. Le patriarcat grec-catholique a prévu de distribuer plus de 40 000 drapeaux, aux couleurs de la Syrie – noir, blanc et rouge –, et du Vatican – jaune et blanc – ainsi que des tee-shirts et des casquettes à la foule qui viendra assister à la messe. Les milieux d’affaires espèrent une embellie pour le tourisme syrien Le stade pourra accueillir 30 000 personnes sur les gradins et 15 000 autres sur le terrain de jeu. Des écrans de télévision seront postés aux alentours du stade pour permettre à la foule qui ne pourra pas y entrer de suivre la messe. Le patriarcat s’attend à plusieurs centaines milliers de fidèles, des Syriens et des ressortissants des pays environnants. Les milieux d’affaires espèrent que l’opération d’embellissement menée pour la visite papale, associée à la grande publicité qui va l’entourer, portera ses fruits à plus long terme dans la relance du tourisme. Le tourisme est un secteur des plus prometteurs pour la Syrie, mais il est sous-exploité, en raison notamment de l’image de pays fermé et bureaucratique qu’elle véhicule dans le monde occidental. «Le pape montre qu’il fait confiance au pays, il donnera ainsi l’exemple aux Européens», dit Waël Atil, un antiquaire de 30 ans. Le patrimoine historique de la Syrie est l’un des plus riches de la région, avec plus de 3 000 sites, selon le ministère du Tourisme. Outre les sanctuaires du christianisme et de l’islam, le pays compte plusieurs villes mortes datant de l’Antiquité, ainsi que des châteaux du Moyen Âge et des amphithéâtres de l’époque gréco-romaine.
La vieille ville dans le cœur de Damas a subi une véritable opération esthétique en prévision de la visite du pape Jean-Paul II à partir de samedi en Syrie. Les petites maisons dans le dédale des ruelles, où la papamobile suivra les pas de l’apôtre Paul, ont été repeintes. Depuis trois semaines, les ouvriers s’activent pour daller les trottoirs exigus. La municipalité a de nouveau asphalté la rue Medhat Pacha, dite la «rue droite» parce qu’elle coupe la vieille ville en deux, truffée d’églises, de mosquées, de boutiques, d’antiquaires et de restaurants, qui ont préservé l’atmosphère intime du vieux Damas. Le pape devra emprunter souvent cette rue étroite et en partie couverte, comme pour se rendre à la mosquée des Omeyyades, le 6 mai, et dans les églises. «Regardez le beau résultat, si seulement le...