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Actualités - Chronologies

Birmanie - La junte dément l’enlisement - du dialogue avec l’opposition

La junte birmane a informé l’Association des Nations du Sud-Est asiatique (Asean) du dialogue qu’elle a amorcé avec l’opposition démocratique, assurant que les discussions ne sont pas au point mort même si les premiers résultats concrets se font attendre. De leur côté, les chefs de la diplomatie de l’Asean ont encouragé la tentative de réconciliation entre les ennemis jurés du conflit birman, lors d’une «retraite informelle» à Rangoon. Ils ont été dûment «briefés» sur ce processus «très complexe et délicat» par leur collègue birman Win Aung et, selon ce dernier, leur réaction a été «très positive». «Nous sommes très contents que ce processus ait commencé», a confirmé le ministre malaisien des Affaires étrangères, Syed Hamid Albar, en promettant que l’Asean ne chercherait pas à s’immiscer dans le dialogue selon le sacro-saint principe de non-ingérence. La junte s’est empressée de démentir des rumeurs diplomatiques selon lesquelles les contacts entre les deux camps patinent depuis quelque temps. «Nous ne jouons pas à un jeu pour les médias. Ce n’est pas un exercice de relations publiques ou un coup de publicité», a expliqué Win Aung, en insistant sur le caractère «encore très confidentiel» de la démarche entamée en octobre dernier. Sous l’impulsion du Malaisien Razali Ismail, représentant spécial de Kofi Annan, la junte a ouvert des discussions au plus haut niveau avec le prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi, pour la première fois depuis 1994, afin d’engager un véritable dialogue et aboutir à une «réconciliation nationale». Les deux camps se sont gardés volontairement jusqu’à présent de faire le moindre commentaire public sur leurs contacts. Mais jusqu’à quand ? Ceux qui en sont exclus, les minorités ethniques et l’opposition en exil, commencent à trouver le temps long et revendiquent un «dialogue tripartite». En outre, M. Razali, qui devait retourner récemment a Rangoun pour poursuivre sa mission de médiation, n’est plus attendu désormais avant l’été. «Il n’y a pas de calendrier établi pour le dialogue ou le processus de paix en Irlande du Nord, ou au Sri Lanka ou au Moyen-Orient. Ici non plus ce n’est pas un processus où l’on peut commencer à compter jusqu’à dix», a plaidé le chef de la diplomatie birmane. Les dix ministres ont profité de la rencontre, qui s’est déroulée dans un club de golf de Rangoon, dans la meilleure tradition de l’Asean, afin de discuter «librement» des problèmes de la région. Cet exercice à bâtons rompus, le premier du genre en Birmanie, n’avait pas de calendrier spécifique, et les diplomates ont évoqué des sujets aussi variés que le concept de «diplomatie préventive», la solidarité et la cohésion régionale et le fléau de la drogue. «Pour les membres de l’Asean, la chose la plus importante aujourd’hui est l’intégration régionale», a expliqué l’hôte birman. Mais leur «retraite» a eu lieu sur fond de nouvelles difficultés économiques dans la région et d’instabilité politique en Indonésie et aux Philippines. Fondée en 1967, l’Asean regroupe Bruneï, la Birmanie, le Cambodge, l’Indonésie, le Laos, la Malaisie, les Philippines, Singapour, la Thaïlande et le Vietnam. C’est une association disparate, surtout à but commercial, alliant démocraties et régimes autocratiques. D’où sa difficulté à parler d’une seule voix.
La junte birmane a informé l’Association des Nations du Sud-Est asiatique (Asean) du dialogue qu’elle a amorcé avec l’opposition démocratique, assurant que les discussions ne sont pas au point mort même si les premiers résultats concrets se font attendre. De leur côté, les chefs de la diplomatie de l’Asean ont encouragé la tentative de réconciliation entre les ennemis jurés du conflit birman, lors d’une «retraite informelle» à Rangoon. Ils ont été dûment «briefés» sur ce processus «très complexe et délicat» par leur collègue birman Win Aung et, selon ce dernier, leur réaction a été «très positive». «Nous sommes très contents que ce processus ait commencé», a confirmé le ministre malaisien des Affaires étrangères, Syed Hamid Albar, en promettant que l’Asean ne chercherait pas à...