Le chef de l’opposition libérale poursuivi pour « actions contre l’État »
le 30 avril 2001 à 00h00
Le chef du Mouvement de libération de l’Iran (MLI), parti d’opposition islamiste progressiste, Ibrahim Yazdi, actuellement aux États-Unis, a été convoqué dimanche par la justice iranienne, qui l’accuse «d’actions contre la sécurité intérieure de l’État», a annoncé la radio. «Ibrahim Yazdi est accusé d’actions contre la sécurité intérieure de l’État iranien, de détention d’armes et doit se présenter au Tribunal révolutionnaire de Téhéran», indique un communiqué de la justice, cité par la radio. «M. Yazdi, 70 ans, actuellement aux États-Unis (à Houston, Texas où il est soigné pour un cancer de la prostate), doit se présenter dans les délais fixés et conformément aux lois iraniennes, faute de quoi la justice prendra des mesures pour procéder à son arrestation dans le cadre des lois internationales», ajoute le communiqué, laissant ainsi entendre qu’un mandat d’arrêt pourrait être lancé contre lui. Les activités du MLI ont été interdites le 18 mars. La justice iranienne a annoncé samedi avoir découvert lors d’une perquisition au domicile de M. Yazdi des «preuves» de ses liens avec des ambassades occidentales. Selon un communiqué du Tribunal révolutionnaire de Téhéran, lors de cette perquisition, «deux revolvers, une arme automatique, du matériel d’écoutes illégales et des documents importants prouvant des liens avec les éléments contrerévolutionnaires et des ambassades occidentales à Téhéran ont été découverts». Le communiqué a ajouté que plusieurs opposants arrêtés récemment avaient «avoué entretenir des liens avec certaines ambassades occidentales à Téhéran, proches des États-Unis» et deux d’entre eux «ont avoué s’être entretenus avec un ambassadeur et le chargé d’affaires d’une ambassade étrangère en présence du chef du MLI». Selon la même source, d’autres contacts ont eu lieu entre «des membres de l’opposition et des ambassades notamment avec le consul d’une mission diplomatique d’un pays occidental». Le communiqué se réfère «à des aveux» des proches du MLI arrêtés le 7 avril dans le cadre d’une rafle contre les milieux libéraux et progressistes. 42 personnes avaient été arrêtées dont sept ont été ensuite libérées sous caution selon la presse et des sources officieuses. Le texte accuse les opposants d’avoir «voulu renverser le régime islamique avec l’aide de l’étranger et par les armes, notamment en s’infiltrant dans des universités». Selon la justice, dominée par les conservateurs, plusieurs autres prévenus ont avoué avoir été en contact «avec des groupes contrerévolutionnaires marxistes en marge de la conférence de Berlin», en avril 2000. Une dizaine de proches du président réformateur Mohammed Khatami avaient été condamnés à de lourdes peines pour avoir participé à cette conférence consacrée à la situation politique en Iran.
Le chef du Mouvement de libération de l’Iran (MLI), parti d’opposition islamiste progressiste, Ibrahim Yazdi, actuellement aux États-Unis, a été convoqué dimanche par la justice iranienne, qui l’accuse «d’actions contre la sécurité intérieure de l’État», a annoncé la radio. «Ibrahim Yazdi est accusé d’actions contre la sécurité intérieure de l’État iranien, de détention d’armes et doit se présenter au Tribunal révolutionnaire de Téhéran», indique un communiqué de la justice, cité par la radio. «M. Yazdi, 70 ans, actuellement aux États-Unis (à Houston, Texas où il est soigné pour un cancer de la prostate), doit se présenter dans les délais fixés et conformément aux lois iraniennes, faute de quoi la justice prendra des mesures pour procéder à son arrestation dans le cadre des lois...
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