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Actualités - Chronologies

Mondiaux 2001 : le tennis de table à l’aube d’une révolution ?

Manches en 11 points, nouveau service, tenues plus sexy pour les joueuses : le tennis de table, sport très populaire en Asie et qui veut conquérir le monde, est peut-être à l’aube d’une révolution que pourrait consacrer l’assemblée générale de la Fédération internationale (ITTF) qui se tient aujourd’hui à Osaka dans le cadre des 46es championnats du monde. «Nous ne touchons pas à la grammaire du jeu. Mais nos compétitions doivent devenir plus courtes, plus proches du K.O., plus visibles pour les télévisions. C’est inexorable», souligne le Français Pierre Albertini, qui devrait être réélu président délégué de l’ITTF, tout comme le président canadien, Adham Sharara. Déjà, depuis la fin des Jeux olympiques de Sydney, afin de rendre le «projectile plus visible», la petite balle blanche de celluloïd, qui pourrait prendre des couleurs, a vu son diamètre passer de 38 à 40 mm et son poids de 2,5 à 2,7 grammes. Mais deux autres innovations majeures pourraient bouleverser ce sport conservateur dont les règles n’ont quasiment pas changé depuis un siècle. Tout d’abord, les manches se termineraient à 11 points (au lieu des 21 traditionnels) avec toujours l’obligation d’un écart de 2 points. Les vainqueurs des matches internationaux devraient maintenant remporter quatre manches (au lieu de trois) pour un maximum de sept (au lieu de cinq). Ensuite – ce qui pourrait remettre en cause la domination des Asiatiques – le serveur se verrait dans l’obligation de ne plus cacher, au moyen de son bras ou de sa main, la balle au moment de l’envoyer vers son adversaire, ce qui devrait rendre les échanges plus agréables. Resterait à fixer un délai d’application pour permettre aux joueurs de s’habituer à ce bouleversement. Des tenues sexy ? Autre innovation de taille envisagée mais certainement à plus long terme : inciter les fabricants d’articles de sport à concevoir des tenues plus sexy pour les joueuses à l’imitation du tennis – où les innovations de la Russe Anna Kournikova ou de la Française Mary Pierce attirent l’attention des médias non spécialisés – ou du beach-volley qui y a gagné une popularité inattendue. Déjà, la pongiste suédoise Asa Svensson s’est déclarée en faveur de ce projet car «pour le moment, tous les vêtements sont fabriqués pour les hommes et ne sont pas attractifs». Pour mieux familiariser le public avec les compétiteurs, les inesthétiques et anonymes dossards pourraient également être remplacés par le nom et le pays des concurrents. Enfin, dans un avenir plus lointain, pour les compétitions par équipes, le système du relais, qui a fait ses preuves en escrime, pourrait être substitué à l’addition des résultats individuels.
Manches en 11 points, nouveau service, tenues plus sexy pour les joueuses : le tennis de table, sport très populaire en Asie et qui veut conquérir le monde, est peut-être à l’aube d’une révolution que pourrait consacrer l’assemblée générale de la Fédération internationale (ITTF) qui se tient aujourd’hui à Osaka dans le cadre des 46es championnats du monde. «Nous ne touchons pas à la grammaire du jeu. Mais nos compétitions doivent devenir plus courtes, plus proches du K.O., plus visibles pour les télévisions. C’est inexorable», souligne le Français Pierre Albertini, qui devrait être réélu président délégué de l’ITTF, tout comme le président canadien, Adham Sharara. Déjà, depuis la fin des Jeux olympiques de Sydney, afin de rendre le «projectile plus visible», la petite balle blanche de celluloïd,...