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Actualités - Biographies

Success story à la libanaise - Le parcours brillant d’Élie Saab

La presse étrangère est rarement généreuse pour les talents qui fleurissent hors de ses fiefs. L’hommage rendu donc par l’«Officiel» (N° 851, janvier 2001) au couturier Élie Saab ne peut que réjouir tous ceux qui s’intéressent à la création libanaise. «D’Est en Ouest, écrit Laurence Beurdeley, du Nord au Sud, son nom ne cesse de grandir. La reine Rania de Jordanie a focalisé les regards sur lui. Les princesses du Moyen-Orient ont fait sa fortune». D’une discrétion exemplaire, le créateur libanais, dont les ateliers et le lieu de résidence demeurent au Liban, a présenté récemment à Paris une collection de cinquante robes du soir qui, selon l’article de la revue française, l’ont «consacré à la reconnaissance internationale»... Créateur doué, Élie Saab a présenté sa première collection au Casino du Liban, en pleine guerre, lorsqu’il n’avait que dix-huit ans... Depuis trois saisons, invité par le comité Alta Moda, il présente sa haute couture à Paris, après Rome. Entre la France et le Liban, Élie Saab a établi un pont qui le propulse de plus en plus haut et loin. Un des rares couturiers à renom à se déplacer personnellement pour ses clientes, selon une habitude prise très jeune, il réalise ses modèles entre Beyrouth et Paris où il fait exécuter par des artisans spécialisés certains détails irréalisables ailleurs. Véritable génie créateur, Élie Saab, à neuf ans semble-t-il, sans avoir pris des cours de stylisme ou de dessin et sans avoir d’exemple dans son entourage, dessinait et exécutait des robes pour ses sœurs... Génial autodidacte, il a dû combattre, preuves à l’appui, la résistance parentale interloquée par ce penchant violent pour un métier dont on ne comptait nul préalable dans la famille. Fait exceptionnel, à trente-six ans, Élie Saab n’a jamais étudié le dessin ni suivi des cours de stylisme. Comme on naît sculpteur ou peintre doué, lui a appris les techniques qui permettent de donner corps à son inspiration. En lui confiant sa robe de couronnement, la reine de Jordanie a confirmé le don rare de ce créateur inspiré... Fidèle à ses racines, Élie Saab maintient au Liban le siège de sa maison de couture dotée de somptueuses salles de présentation. Une main-d’œuvre de plus de cent personnes anime cette ruche à clientèle royale, à propos de laquelle le couturier reste d’une discrétion totale. Il y a deux ans, la griffe s’est enrichie d’une ligne «prêt-à-porter» distribuée au quatre coins du monde. Père de famille, heureux, de trois garçons, Élie Saab sillonne le monde, maintenant l’ancrage à son Liban natal. Une belle «success-story» qui donne chaud au cœur... Une victoire aussi pour ce pays qui, envers et contre tout, reste une pépinière d’hommes et de talents exceptionnels...
La presse étrangère est rarement généreuse pour les talents qui fleurissent hors de ses fiefs. L’hommage rendu donc par l’«Officiel» (N° 851, janvier 2001) au couturier Élie Saab ne peut que réjouir tous ceux qui s’intéressent à la création libanaise. «D’Est en Ouest, écrit Laurence Beurdeley, du Nord au Sud, son nom ne cesse de grandir. La reine Rania de Jordanie a focalisé les regards sur lui. Les princesses du Moyen-Orient ont fait sa fortune». D’une discrétion exemplaire, le créateur libanais, dont les ateliers et le lieu de résidence demeurent au Liban, a présenté récemment à Paris une collection de cinquante robes du soir qui, selon l’article de la revue française, l’ont «consacré à la reconnaissance internationale»... Créateur doué, Élie Saab a présenté sa première collection au...