Louis-Dreyfus offre une partie du capital du club à Bernard Tapie
le 11 avril 2001 à 00h00
Le président de l’Olympique de Marseille, Robert Louis-Dreyfus, a offert à Bernard Tapie, en lui confiant le secteur sportif du club de football, une option sur 15 % du capital de l’OM contre un franc symbolique, ainsi qu’une autre sur 20 % supplémentaires. La part de 15 % pourrait en effet s’accroître au gré des résultats économiques, selon Bernard Tapie, qui a indiqué qu’en vertu de son autre option, 20 % supplémentaires du capital lui seront éventuellement vendus «sur la base du prix» du compte courant grâce auquel RLD finance le club marseillais. Le président du club, qui avait rejeté à deux reprises par le passé les offres de service de Bernard Tapie, en a fait cette fois un partenaire durable dans la gestion du club. «Robert Louis-Dreyfus, en contrepartie du travail que je vais assurer bénévolement au sein du club, m’a gentiment donné une option pour 15 % du capital pour un franc», a expliqué Bernard Tapie lundi, lors de sa première conférence de presse de responsable sportif de l’OM. Il a précisé qu’il ne comptait pas lever cette option «tout de suite». «Si on est tellement bon que dans deux ans» le club est autosuffisant et que Robert Louis-Dreyfus «n’a plus de compte courant parce qu’il lui a été rétribué, alors les 20 % (que devrait payer Bernard Tapie) seront 20 % de rien», a expliqué l’ancien président de l’OM. Comme M6 à Bordeaux ou Pathé à Lyon Dès lors, en plus du «palmarès sportif», «je vais tenter de réussir un palmarès économique pour être en mesure d’avoir un jour ces 20 % à des conditions acceptables», a assuré Bernard Tapie, dont les revenus sont actuellement sous la gestion de mandataires à la suite de ses ennuis judiciaires. L’ancien ministre a précisé sur TF1, lundi soir, qu’il ne désespérait pas de redevenir à terme le véritable patron du club même s’il n’en avait «pas les moyens» pour l’heure. «Mon petit doigt me dit que les moyens vont venir bientôt» et «il n’est pas impossible que je remette de quoi être majoritaire à l’OM», a déclaré l’ancien président du club. Pour Bernard Tapie comme pour Robert Louis-Dreyfus, le retour du premier ne signifie en aucun cas une volonté de désengagement du second, comme des salariés et l’entourage du club le craignent. «Ce n’est pas une passation de pouvoir. Il est actionnaire majoritaire et président du truc», a dit Bernard Tapie lors de sa conférence de presse. Si Robert Louis-Dreyfus s’en allait, ce serait une «catastrophe», a-t-il poursuivi. Dans un communiqué lu à la conférence de presse, Robert Louis-Dreyfus a assuré qu’il ne partirait que «quand l’avenir et la pérennité de l’OM seront assurés». «Il faut envisager de faire entrer les socios dans le capital et que la participation de l’actionnaire principal soit l’équivalent de M6 à Bordeaux et de Pathé à Lyon», a encore dit Bernard Tapie. Selon un responsable du club, Robert Louis-Dreyfus est actuellement en quête d’investisseurs, qu’il compte faire entrer dans le capital à la fin de la saison.
Le président de l’Olympique de Marseille, Robert Louis-Dreyfus, a offert à Bernard Tapie, en lui confiant le secteur sportif du club de football, une option sur 15 % du capital de l’OM contre un franc symbolique, ainsi qu’une autre sur 20 % supplémentaires. La part de 15 % pourrait en effet s’accroître au gré des résultats économiques, selon Bernard Tapie, qui a indiqué qu’en vertu de son autre option, 20 % supplémentaires du capital lui seront éventuellement vendus «sur la base du prix» du compte courant grâce auquel RLD finance le club marseillais. Le président du club, qui avait rejeté à deux reprises par le passé les offres de service de Bernard Tapie, en a fait cette fois un partenaire durable dans la gestion du club. «Robert Louis-Dreyfus, en contrepartie du travail que je vais assurer bénévolement au...
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