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Actualités - Chronologies

TERRORISME - L’Algérien Ahmed Ressam jugé coupable - de complot aux États-Unis

Un jury de Los Angeles a jugé un Algérien, Ahmed Ressam, coupable de complot terroriste durant les fêtes de passage à l’an 2000 aux États-Unis, une décision qui pourrait lui valoir une peine allant jusqu’à 130 ans de prison. La sentence sera prononcée le 28 juin. Ahmed Ressam, 33 ans, a été reconnu coupable d’avoir transporté vers les États-Unis dans son véhicule 59 kilos d’explosifs et d’avoir comploté afin de commettre un acte terroriste dans ce pays. Les neuf chefs d’accusation qui avaient été portés contre lui ont tous été retenus. Le regard baissé et les poings fermés, Ressam, qui avait plaidé non coupable, a écouté la traduction en arabe du verdict, pour lequel dix heures de délibérations sur deux jours ont été nécessaires. Ressam avait été arrêté le 14 décembre 1999 à Port Angeles dans l’État de Washington (nord-ouest), à une centaine de km au nord-ouest de Seattle, avec plus de 59 kilos d’explosifs et des détonateurs dans le coffre de sa voiture de location. Les jurés, huit femmes et quatre hommes, ont notamment estimé qu’il était coupable de complot terroriste, de trafic et de transport de substances explosives, d’avoir placé des explosifs près du terminal d’un ferry et d’avoir employé une identité d’emprunt pour pénétrer sur le territoire américain. Pendant le procès, qui avait débuté le 12 mars, l’accusation a admis que la cible de l’Algérien, qualifié de «terroriste entraîné», n’était pas connue avec certitude, mais assuré que son arrestation avait permis d’éviter un attentat. Il a eu l’intention de semer la peur aux États-Unis, selon les procureurs. Le juge français Jean-Louis Bruguière, principal témoin à charge en tant qu’expert en terrorisme, avait pourtant vu mardi l’essentiel de son témoignage rejeté par le juge John Coughenour. Il s’est ainsi vu interdire d’exposer aux jurés l’enquête française sur le rôle présumé de Ressam dans un réseau terroriste lié à l’islamiste séoudien Oussama ben Laden, en l’absence de preuve d’un tel lien, selon la justice américaine. M. Bruguière n’a pas été autorisé non plus à dire que son enquête avait abouti au procès de 24 personnes en France, dont Ahmed Ressam, jugé par contumace. Les avocats de Ressam avaient pour leur part avancé qu’il avait servi de simple coursier pour les explosifs et qu’il avait été manipulé par d’autres individus, après son arrivée au Canada, en 1994. Ils avaient affirmé que les arguments de l’accusation étaient de la «spéculation» et «sensationnalistes». Selon la défense, l’Algérien Abdelmadjid Dahoumane, recherché par la justice américaine et qui avait rencontré Ressam à Montréal, est le vrai coupable. Ce dernier a été arrêté récemment en Algérie. Les avocats de la défense avaient aussi dénoncé le château de cartes de l’accusation et critiqué l’utilisation du sentiment de peur par les procureurs pour faire condamner leur client. Dahoumane, dont l’arrestation avait été annoncée le 27 mars à Alger, est poursuivi en Algérie pour «adhésion et participation aux groupes terroristes et subversifs armés, activités et enrôlement à l’étranger dans un groupe terroriste, faux et usage de faux».
Un jury de Los Angeles a jugé un Algérien, Ahmed Ressam, coupable de complot terroriste durant les fêtes de passage à l’an 2000 aux États-Unis, une décision qui pourrait lui valoir une peine allant jusqu’à 130 ans de prison. La sentence sera prononcée le 28 juin. Ahmed Ressam, 33 ans, a été reconnu coupable d’avoir transporté vers les États-Unis dans son véhicule 59 kilos d’explosifs et d’avoir comploté afin de commettre un acte terroriste dans ce pays. Les neuf chefs d’accusation qui avaient été portés contre lui ont tous été retenus. Le regard baissé et les poings fermés, Ressam, qui avait plaidé non coupable, a écouté la traduction en arabe du verdict, pour lequel dix heures de délibérations sur deux jours ont été nécessaires. Ressam avait été arrêté le 14 décembre 1999 à Port Angeles...