Massoud craint que l’aide de l’Occident ne « parvienne trop tard »
le 07 avril 2001 à 00h00
Le chef militaire de l’opposition aux taliban afghans, le commandant Ahmed Shah Massoud, qui s’est rendu à Bruxelles hier pour rencontrer des responsables européens, craint que l’aide de l’Occident à cette opposition ne «parvienne trop tard». Interrogé par la chaîne de télévision française Canal+ lors de son passage à Paris sur l’absence d’aide de l’Occident à son mouvement, le commandant Massoud déclare: «J’espère qu’il y aura des changements dans l’attitude de l’Occident et que l’Occident se trouvera dans l’obligation de nous venir en aide». Cependant, ajoute-t-il dans cette interview qui doit être diffusée aujourd’hui et demain, «je crains que cette aide parvienne trop tard». Massoud, en Europe à l’invitation du Parlement européen, a réclamé pour l’opposition aux taliban au pouvoir à Kaboul une aide dont il n’a pas spécifié la nature. Il a aussi demandé que les pays européens et les États-Unis exercent des «pressions fortes» sur le Pakistan, principal allié des taliban, pour qu’il cesse ses «ingérences» en Afghanistan. Mercredi il a eu un entretien à Paris avec le ministre français des Affaires étrangères, Hubert Védrine. Jeudi il a été reçu au Parlement européen à Strasbourg. Dans cette interview, Ahmed Shah Massoud fait par ailleurs part de son admiration pour le chef de la France libre, le général Charles de Gaulle. «Quiconque s’est battu pour la défense de son pays mérite notre estime et nous devons utiliser ses expériences et ses acquis. Assurément, le général de Gaulle a libéré la France mais il a donné aussi des idéaux à d’autres combattants qui ont milité pour l’indépendance de leur pays», a-t-il ajouté. Au cours de l’interview, Shah Massoud, ancien élève du lycée français de Kaboul, répond à une question sur sa connaissance de la langue française dans un français hésitant. Le chef de guerre s’exprime dans le reste de l’entretien en dari, le persan utilisé en Afghanistan. Ahmed Shah Massoud, selon son entourage, comprend toujours le français, mais, faute de pratique, préfère avoir recours à un interprète lorsqu’il rencontre des journalistes ou des hommes politiques francophones.
Le chef militaire de l’opposition aux taliban afghans, le commandant Ahmed Shah Massoud, qui s’est rendu à Bruxelles hier pour rencontrer des responsables européens, craint que l’aide de l’Occident à cette opposition ne «parvienne trop tard». Interrogé par la chaîne de télévision française Canal+ lors de son passage à Paris sur l’absence d’aide de l’Occident à son mouvement, le commandant Massoud déclare: «J’espère qu’il y aura des changements dans l’attitude de l’Occident et que l’Occident se trouvera dans l’obligation de nous venir en aide». Cependant, ajoute-t-il dans cette interview qui doit être diffusée aujourd’hui et demain, «je crains que cette aide parvienne trop tard». Massoud, en Europe à l’invitation du Parlement européen, a réclamé pour l’opposition aux taliban au...
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