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Actualités - Chronologies

Finances - Sur-souscription des eurobonds : l’État emprunte un milliard de dollars

Le ministère des Finances a annoncé hier le plein succès de l’émission d’eurobonds lancée le 30 mars dernier. L’offre a largement excédé la demande et des obligations ont été souscrites à hauteur d’un milliard de dollars au lieu des 600 millions de dollars prévus initialement. Il s’agit de l’émission la plus importante réalisée en une tranche de l’histoire du Liban. Le nouvel emprunt d’une durée de cinq ans a été commercialisé par la banque française Paribas en coopération avec les banques néerlandaise ABN-Amro et américaine Schröder Salomon Smith Barney (Citibank). Il est destiné à remplacer une dette de 500 millions de dollars qui arrive à échéance le 23 avril 2001. Les 500 millions supplémentaires empruntés en devises devraient servir à poursuivre le transfert de la dette en livres en dette en devises. Cette stratégie contribue à diminuer le coût de la dette libanaise qui pèse lourdement sur le budget de l’État. Mais elle comporte parallèlement un risque : en cas de difficultés financières, la dette libellée en livres est toujours plus facile à honorer que la dette libellée en devises. L’émission a été majoritairement souscrite par les banques libanaises qui avaient dès le départ manifesté leur intérêt pour l’emprunt qui leur permet d’employer des liquidités dont elles disposent en grande quantité. Un ajustement concernant le rendement des obligations a été opéré en leur faveur. Les banques espéraient un taux de 10 % – qui leur aurait été promis au cours des discussions préliminaires – alors que l’État pensait payer 9,5 %. Le ministère a finalement lancé son émission à 9,75 %, mais a été contraint de conclure l’emprunt à 9 7/8. Ce taux est relativement bon pour le Liban si on le compare aux pays dont la notation de la dette est identique. Le ministère des Finances a pu obtenir cet avantage du fait que la souscription est essentiellement interne. Entre 15 et 20 % des souscriptions ont émané de l’étranger, a précisé le ministère des Finances sans préciser la nationalité des créanciers : il peut s’agir de Libanais de l’étranger ou de filiales de banques libanaises. Les banques libanaises supportent 80 % de la dette publique en livres libanaises et en devises, qui équivaut à quelque 25 milliards de dollars américains, soit 147 % du produit intérieur brut. Le ministre Fouad Siniora avait auparavant annoncé le lancement d’une émission d’eurobonds sur 15 ans. Il s’agit de la plus longue durée d’emprunt jamais émise par le Liban. Le ministre a confié l’émission à Crédit Suisse First Boston qui est chargé de trouver des souscripteurs exclusivement étrangers pour un montant de 300 millions de dollars.
Le ministère des Finances a annoncé hier le plein succès de l’émission d’eurobonds lancée le 30 mars dernier. L’offre a largement excédé la demande et des obligations ont été souscrites à hauteur d’un milliard de dollars au lieu des 600 millions de dollars prévus initialement. Il s’agit de l’émission la plus importante réalisée en une tranche de l’histoire du Liban. Le nouvel emprunt d’une durée de cinq ans a été commercialisé par la banque française Paribas en coopération avec les banques néerlandaise ABN-Amro et américaine Schröder Salomon Smith Barney (Citibank). Il est destiné à remplacer une dette de 500 millions de dollars qui arrive à échéance le 23 avril 2001. Les 500 millions supplémentaires empruntés en devises devraient servir à poursuivre le transfert de la dette en livres en...