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Actualités - Chronologies

TURQUIE - Papandréou à Ankara pour entretenir une fragile flamme d’amitié

Le chef de la diplomatie grecque Georges Papandréou se rend aujourd’hui en Turquie pour ranimer la flamme de l’amitié entre les deux pays voisins et rivaux dont les principaux différends restent entiers trois ans après le début de leur rapprochement. M. Papandréou rencontrera son homologue turc Ismail Cem, le Premier ministre Bulent Ecevit et les vice-Premiers ministres Devlet Bahceli et Mesut Yilmaz, chargé des relations avec l’Union européenne, et repartira vendredi. Ils évoqueront les mesures de confiance entre les deux pays, l’île divisée de Chypre, l’Union européenne et la coopération dans les Balkans. «Nous avons accompli de grand progrès dans les relations bilatérales. Le dialogue et les rencontres bilatérales ont facilité le règlement de problèmes et, dans ce cadre, nous avons obtenu bon nombre de résultats positifs», s’est félicité le ministre grec en recevant la presse turque avant sa visite. La Turquie et la Grèce, membres de l’Otan, ont noué un dialogue largement impulsé par MM. Papandréou et Cem en 1998. Il s’est traduit par un réchauffement spectaculaire avec un élan de solidarité mutuelle sans précédent entre les deux voisins touchés chacun par de meurtriers séismes en 1999. Depuis, les deux pays ont signé 9 accords de coopération bilatérale sur des questions secondaires, créant l’espoir qu’ils puissent progresser aussi dans le règlement de problèmes plus complexes. Jusqu’ici, ils ne sont pas entrés dans le vif du sujet concernant leurs différends territoriaux en mer Égée – délimitation du plateau continental, de l’espace aérien et maritime – et Chypre, divisée en deux secteurs depuis l’invasion de son tiers nord par l’armée turque suite à un coup d’État soutenu par la junte au pouvoir à Athènes pour rattacher l’île à la Grèce. M. Papandréou a conseillé d’adopter une approche prudente pour engranger des progrès plus substantiels et durables, dans son interview parue à la Une de la presse turque. «Les décisions prises dans la hâte ne peuvent être durables. Nous avons un long chemin à parcourir, qui aura des hauts et des bas. Nous devons persévérer et être patients pour atteindre des résultats durables», a-t-il souligné. Mais patience et prudence peuvent se révéler insuffisants. Une vive dispute entre les deux pays sur des couloirs aériens, lors de manœuvres de l’Otan en Turquie en octobre, avait montré la fragilité de leur amitié. «Ce que font les deux pays n’est pas facile et le lancement d’un dialogue est en soi un succès», soulignait l’éditorialiste Ismet Berkan dans le quotidien libéral Radikal. «Mais les réticences et les divergences d’opinion demeurent dans toute leur férocité», ajoutait-il. En décembre, les deux pays ont convenu de notifier au voisin les dates et lieux de leurs exercices militaires respectifs en mer Égée pour éviter une nouvelle dispute dans ce domaine. M. Papandréou a également appelé les deux parties à réduire leurs dépenses d’armement et à retirer leurs soldats de Chypre, pour créer de nouvelles occasions d’approfondir les relations bilatérales. «Si nous continuons à tergiverser, nous réaliserons un jour que le reste du monde nous a oubliés. La priorité des deux pays devrait être la coopération, et non la compétition militaire», a-t-il dit. La première réaction d’Ankara a été fraîche. Le ministre de la Défense Sabahattin Cakmakoglu, tout en saluant les propositions de M. Papandréou, a accusé la partie grecque d’être le champion de la course aux armements. «Ces propositions sont bonnes. S’ils sont sincères, ils devraient les mettre en œuvre», a-t-il dit mardi.
Le chef de la diplomatie grecque Georges Papandréou se rend aujourd’hui en Turquie pour ranimer la flamme de l’amitié entre les deux pays voisins et rivaux dont les principaux différends restent entiers trois ans après le début de leur rapprochement. M. Papandréou rencontrera son homologue turc Ismail Cem, le Premier ministre Bulent Ecevit et les vice-Premiers ministres Devlet Bahceli et Mesut Yilmaz, chargé des relations avec l’Union européenne, et repartira vendredi. Ils évoqueront les mesures de confiance entre les deux pays, l’île divisée de Chypre, l’Union européenne et la coopération dans les Balkans. «Nous avons accompli de grand progrès dans les relations bilatérales. Le dialogue et les rencontres bilatérales ont facilité le règlement de problèmes et, dans ce cadre, nous avons obtenu bon nombre de...