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Actualités - Chronologies

L’ancien maître de Belgrade soupçonné - d’avoir prémédité des actions insurrectionnelles

La police serbe, qui a ouvert une enquête contre Slobodan Milosevic pour abus de pouvoir et malversations, le soupçonne aussi de complicité dans la résistance qui a précédé son arrestation et d’avoir organisé un groupe armé pour des actions insurrectionnelles. Les soupçons de la police se sont précisés après la découverte dans la résidence de l’ancien président d’un arsenal impressionnant, bien supérieur à celui nécessaire à son équipe de gardes du corps, a indiqué Sreten Lukic, directeur de la sécurité au ministère de l’Intérieur. Les policiers ont même trouvé dans les jardins de la résidence de Milosevic deux véhicules militaires blindés de l’armée yougoslave. Sreten Lukic s’est lui-même déclaré «surpris» par une telle quantité d’armes. Les soupçons de la police se portaient déjà sur trois proches de Milosevic, le chef de ses gardes du corps Sinisa Vucinic, et deux autres hommes, Bogoljub Bjelica et Radovan Markisic, arrêtés en même temps que lui. Deux policiers ont été blessés, dont l’un grièvement, par les gardes de Milosevic lors de la première tentative d’arrestation, dans la nuit de vendredi à samedi. Au total, une trentaine d’hommes armés, constituant la garde privée de l’ancien président, étaient présents dans la villa lors de cette tentative, mais tous n’ont pas cherché à résister aux policiers. Parmi eux, il y avait des membres de la direction du département du ministère de l’Intérieur pour la protection de hautes personnalités. L’ancien président était lui-même en possession d’un pistolet 9 mm et de 25 cartouches. M. Milosevic, a précisé Sreten Lukic, pourrait être accusé d’avoir incité ses gardes du corps à résister aux policiers venus l’arrêter et d’avoir prémédité, avec d’autres, la constitution d’un important groupe armé en mesure de mener des opérations insurrectionnelles. La police cite à cet égard des déclarations à la presse de Vucinic, aujourd’hui détenu dans la même prison que Milosevic, selon lesquelles «50 000 hommes armés seraient prêts à défendre» l’ancien président yougoslave. Selon les policiers, ces déclarations constituent un véritable appel à la rébellion. Les accusations portées jusqu’ici par la police serbe contre Milosevic et qui ont justifié son arrestation concernaient le détournement de fonds et un abus de fonctions à l’époque où il était président de la Yougoslavie. Elles pourraient valoir jusqu’à 15 ans de prison à l’ancien dirigeant. Mais ce dernier risque également 15 ans de prison si les nouveaux soupçons de la police se confirment et s’il doit répondre des accusations de sédition qui pèsent sur lui.
La police serbe, qui a ouvert une enquête contre Slobodan Milosevic pour abus de pouvoir et malversations, le soupçonne aussi de complicité dans la résistance qui a précédé son arrestation et d’avoir organisé un groupe armé pour des actions insurrectionnelles. Les soupçons de la police se sont précisés après la découverte dans la résidence de l’ancien président d’un arsenal impressionnant, bien supérieur à celui nécessaire à son équipe de gardes du corps, a indiqué Sreten Lukic, directeur de la sécurité au ministère de l’Intérieur. Les policiers ont même trouvé dans les jardins de la résidence de Milosevic deux véhicules militaires blindés de l’armée yougoslave. Sreten Lukic s’est lui-même déclaré «surpris» par une telle quantité d’armes. Les soupçons de la police se portaient déjà...