Polémique en Australie au sujet de l’accueil - d’anciens membres de l’ALS
le 03 avril 2001 à 00h00
La décision du gouvernement australien de permettre l’accueil de 200 personnes ayant des liens avec l’ex-Armée du Liban-Sud (ALS) a soulevé hier une polémique parmi certains notables de la communauté libanaise en Australie. Des responsables de la communauté libanaise musulmane d’Australie estiment que l’arrivée d’un tel nombre d’anciens membres de l’ALS pourrait «faire naître des conflits au sein de la communauté» libanaise. Le ministre de l’Immigration, Philip Ruddock, a indiqué que sa décision comportait un risque d’admettre en Australie des «criminels de guerre». Il a ajouté qu’il serait naïf de vouloir garantir que toute personne issue d’une zone en guerre n’a jamais commis d’exactions. Un porte-parole du ministère de l’Immigration a cependant souligné que seuls les dossiers des personnes ayant déjà un membre de leur famille vivant en Australie seraient étudiés. Il a précisé que tous feraient l’objet de minutieuses enquêtes de personnalité, mais a reconnu que la garantie absolue que ces réfugiés n’aient jamais été impliqués dans des actions contraires aux droits de l’homme était impossible. Le président de l’Association des Libanais musulmans, Keysar Trad, pense que cette décision est susceptible de soulever des problèmes de sécurité en Australie dans la mesure où sa communauté redoute l’arrivée de réfugiés de l’ALS et la renaissance de vieux conflits.
La décision du gouvernement australien de permettre l’accueil de 200 personnes ayant des liens avec l’ex-Armée du Liban-Sud (ALS) a soulevé hier une polémique parmi certains notables de la communauté libanaise en Australie. Des responsables de la communauté libanaise musulmane d’Australie estiment que l’arrivée d’un tel nombre d’anciens membres de l’ALS pourrait «faire naître des conflits au sein de la communauté» libanaise. Le ministre de l’Immigration, Philip Ruddock, a indiqué que sa décision comportait un risque d’admettre en Australie des «criminels de guerre». Il a ajouté qu’il serait naïf de vouloir garantir que toute personne issue d’une zone en guerre n’a jamais commis d’exactions. Un porte-parole du ministère de l’Immigration a cependant souligné que seuls les dossiers des...
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