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Actualités - Chronologies

En pleine tourmente, les Bourses européennes s’en remettent à la BCE

Les Bourses européennes, qui enchaînent les records à la baisse depuis quelques semaines, faisant craindre un krach, émettent l’espoir d’une baisse des taux de la Banque centrale européenne (BCE) jeudi prochain, alors que la conjoncture dans la zone euro se détériore. «Il y a deux choses qui peuvent réanimer le marché. La première est la prise de conscience que, dans un environnement de baisse des taux, les actions commencent à être très intéressantes», estime Hilary Cook, de la maison de courtage Barclays Stockbroker. «La seconde est la prise de conscience que les diminutions de taux d’intérêt conduisent à une amélioration de la performance économique dans les États», ajoute-t-elle. La BCE, seule grande Banque centrale dans le monde à ne pas avoir encore baissé ses taux, a reconnu jeudi dernier que la conjoncture s’était très nettement détériorée. Selon Dominique Barbet, économiste senior à BNP Paribas, une baisse des taux de la BCE pourrait intervenir dès le jeudi 29 mars, lors de son conseil des gouverneurs. «La Banque centrale ne peut pas stabiliser les cours. Elle ne dispose pas des instruments nécessaires», a toutefois déclaré dimanche Ernst Welteke, président de la Bundesbank et membre à ce titre du conseil des gouverneurs de la BCE. Les marchés américains et l’ensemble des places européennes avaient piqué du nez jeudi dernier, déçues par la baisse de seulement 50 points de base du principal taux directeur de la Réserve fédérale américaine (Fed), alors qu’ils attendaient une réduction d’au moins 75 points. La Fed, qui baissait pour la troisième fois depuis le début de l’année ses taux d’un demi-point, a laissé très clairement entendre qu’elle allait encore desserrer le robinet du crédit pour venir au secours d’une économie sur laquelle plane toujours le spectre de récession. L’indice composite du Nasdaq, le thermomètre de la nouvelle économie aux États-Unis, a chuté maintenant de près de 62 % par rapport à son record du 10 mars 2000 et de 22 % depuis le début de l’année. De son côté, le DJIA, l’indice vedette de Wall Street, a dégringolé de presque 12 % depuis le 31 décembre 2000 et de 19 % par rapport à son niveau record du 14 janvier 2000. En Europe, la Bourse de Francfort a replongé de 3,31 % lors de la semaine écoulée, entraînée également par la publication d’un indice des affaires Ifo en Allemagne de l’Ouest plus mauvais que prévu. À Paris, l’indice CAC 40 a chuté de 3 % pour s’établir à 4 951,13 points, soit son niveau de novembre 1999. La Bourse de Londres a également frôlé la catastrophe lors de la semaine écoulée, emportée par le mouvement de panique qui s’est emparé de l’ensemble des Bourses européennes. L’indice Footsie 100, qui regroupe les cent principales capitalisations de la Bourse de Londres, a reculé de 2,89 % par rapport à la semaine précédente. Mais au milieu de cette morosité, les acteurs de marché à se dire confiants sont de plus en plus nombreux. «Nous restons positifs sur les actions européennes», affirme l’équipe de gestion de la société française Expertise Asset Management, qui juge que les niveaux actuels de valorisation constituent «une occasion de rentrer sur le marché». Selon eux, les secteurs et les marchés qui sont les moins corrélés avec le marché américain sont à privilégier. Ils recommandent ainsi les secteurs des services publics, de l’alimentaire et de l’énergie et privilégient les marchés français, espagnol et italien.
Les Bourses européennes, qui enchaînent les records à la baisse depuis quelques semaines, faisant craindre un krach, émettent l’espoir d’une baisse des taux de la Banque centrale européenne (BCE) jeudi prochain, alors que la conjoncture dans la zone euro se détériore. «Il y a deux choses qui peuvent réanimer le marché. La première est la prise de conscience que, dans un environnement de baisse des taux, les actions commencent à être très intéressantes», estime Hilary Cook, de la maison de courtage Barclays Stockbroker. «La seconde est la prise de conscience que les diminutions de taux d’intérêt conduisent à une amélioration de la performance économique dans les États», ajoute-t-elle. La BCE, seule grande Banque centrale dans le monde à ne pas avoir encore baissé ses taux, a reconnu jeudi dernier que la...