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Actualités - Chronologies

France-Japon : quatre ans après

Quatre ans après une concentration de l’équipe de France de football à quinze mois de la victoire du Stade de France en 1998, les Bleus ont vécu hier une situation similaire à Clairefontaine en se soumettant de bonne grâce à l’imposante batterie des tests médicaux du docteur Ferret. En revanche, les docteurs mandatés par le ministère de la Jeunesse et des Sports pour procéder à un test antidopage n’étaient pas prévus au programme d’une journée médicale déjà chargée. Mais, les six «victimes» tirées au sort par Philippe Tournon, et dont l’identité a été jalousement préservée, se sont là aussi prêtés sans rechigner à cette nouvelle contrainte en remettant leur petit flacon d’urine. «Cela fait partie des règles du jeu. Ainsi, s’il y a des tricheurs, ils seront vite détectés», a commenté, philosophe, Robert Pires. «Il faut le faire si nous voulons bien nous préparer. Aujourd’hui, le foot moderne permet de faire un travail individualisé», précise un Christophe Dugarry totalement épanoui. «En avril 97, nous avions fait passer des tests complets à 37 joueurs. Cette année ce sont 38 joueurs qui ont été concernés. Désormais, le groupe France on le connaît bien», souligne le docteur Jean-Marcel Ferret en précisant que «le bilan général des A est meilleur que celui des A’». «Les tests, comme ces deux matches, ne seront pas décisifs. Il s’agira d’un élément de comparaison quand on aura un doute. Le chiffre a le mérite de l’exactitude. Cela intervient dans les décisions définitives», a insisté pour sa part le sélectionneur national Roger Lemerre, lui aussi ravi d’avoir retrouvé ses ouailles. «C’est la seule fois d’ici 2002 que nous aurons deux matches consécutifs. Notre priorité est d’étalonner les uns et les autres sur le plan physique. Pour le reste, l’équipe n’a pas été trop perturbée même si tout n’est pas définitivement en place», précise un sélectionneur enchanté à l’idée de voir en action «une quarantaine de joueurs, avec les espoirs, en l’espace de quelques jours». Seuls manquent à ce rendez-vous Lilian Thuram, «qui a la possibilité de soigner sa cheville pendant 15 jours», Fabien Barthez, «comme l’équipe peut vivre sans Zidane, elle peut vivre sans Barthez», et Nicolas Anelka, que le sélectionneur «pensait blessé». En revanche, Alain Boghossian a peu de chance de retrouver les Bleus d’ici le Mondial 2002 car, estime Roger Lemerre «si sa volonté n’est pas en cause (...) sa rechute (son genou blessé) m’inquiète. On pense bien à lui». Une fois les tests terminés, les Bleus ont retrouvé hier après-midi les terrains d’entraînement pour «souder un collectif dans lequel l’équipe se retrouve». Le passage à une défense à trois n’est pas encore à l’ordre du jour «car il faut que le groupe continue à bien vivre collectivement» et «un changement d’orientation doit se faire dans le temps». Bref, les Bleus ont retrouvé leurs marques dans un centre technique où ils prennent toujours plaisir à revenir. Surtout quand la tension n’est pas encore de mise.
Quatre ans après une concentration de l’équipe de France de football à quinze mois de la victoire du Stade de France en 1998, les Bleus ont vécu hier une situation similaire à Clairefontaine en se soumettant de bonne grâce à l’imposante batterie des tests médicaux du docteur Ferret. En revanche, les docteurs mandatés par le ministère de la Jeunesse et des Sports pour procéder à un test antidopage n’étaient pas prévus au programme d’une journée médicale déjà chargée. Mais, les six «victimes» tirées au sort par Philippe Tournon, et dont l’identité a été jalousement préservée, se sont là aussi prêtés sans rechigner à cette nouvelle contrainte en remettant leur petit flacon d’urine. «Cela fait partie des règles du jeu. Ainsi, s’il y a des tricheurs, ils seront vite détectés», a commenté,...