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Actualités - Chronologies

L’Autorité palestinienne en piètre état face au nouveau gouvernement

Après plus de cinq mois d’intifada et face au nouveau gouvernement du Premier ministre de droite Ariel Sharon, l’Autorité palestinienne de Yasser Arafat est plus que jamais affaiblie par le bouclage des territoires imposé par Israël et le contrôle de la rue lui échappe. Les analystes et diplomates occidentaux s’accordent à dire que la direction palestinienne, qui peine à payer plus de 100 000 fonctionnaires, est au bord du précipice économique. Le président Arafat, figure de proue du mouvement pour l’indépendance palestinienne, fait également face aux défis d’une nouvelle vague de dirigeants qui a émergé du soulèvement dans la bande de Gaza et la Cisjordanie. «Arafat a été le symbole du mouvement, et les symboles exercent parfois une grande influence. Mais quelquefois, un symbole n’est qu’un symbole et il (Arafat) n’a aucune influence sur les Tanzim (organisation interne du Fateh, le mouvement du président palestinien) et les affrontements locaux», estime Mahdi Abdoul Hadi, de la Société académique palestinienne pour les affaires internationales. Au cours des cinq mois d’intifada, les membres des Tanzim ont tiré sur des colons en Cisjordanie et dans la bande de Gaza et sur des postes de l’armée israélienne qui réprime par la violence les manifestations palestiniennes quasi quotidiennes. Le bilan des violences depuis le 28 septembre s’élève désormais à 434 morts, des Palestiniens dans leur écrasante majorité. Mais alors que les morts ont uni les Palestiniens face à Israël, la crise économique causée par le blocage des territoires a exposé au grand jour les divisions qui minent l’Autorité palestinienne, accusée par des mouvements palestiniens de corruption et de mauvaise gestion. Les États-Unis et l’Europe ont exhorté Israël à lever le blocage, qui empêche plus de 100 000 ouvriers palestiniens de travailler en Israël. En coupant les villes et localités palestiniennes du reste du monde, l’armée israélienne a poussé le tiers des trois millions d’habitants de Cisjordanie et de la bande de Gaza sous le seuil de la pauvreté. L’Autorité palestinienne continue cependant à diriger ces enclaves isolées. Sa police arrête les petits délinquants et ses hôpitaux et écoles fonctionnent, mais dans des conditions invraisemblables. Ses tribunaux et d’autres institutions qui ne sont pas vitales tournent au ralenti et accumulent un retard sans précédent depuis la création de l’Autorité, il y a sept ans. L’administration locale vivote. Juges et hauts fonctionnaires sont quasiment assignés à résidence et dans l’incapacité de se rendre à leurs bureaux ou de rencontrer leurs collègues, a indiqué un responsable de l’Onu sous couvert d’anonymat. Sur le plan économique, Israël a enfoncé le clou en ne reversant pas à l’Autorité, selon des responsables palestiniens, plus de 400 millions de dollars de recettes de taxes, notamment douanières. De plus, la promesse des pays arabes, en octobre, de verser un milliard de dollars en soutien à l’intifada n’a pas été suivie des faits, de peur que l’argent ne soit dilapidé en raison de la corruption, ont estimé des diplomates occidentaux sous couvert d’anonymat. Toutes ces tensions ont mis l’Autorité palestinienne à rude épreuve et vont sans doute affecter les négociations de paix, si jamais elles reprennent. Reste à voir si l’Autorité palestinienne pourra reprendre le contrôle de tous les courants palestiniens et des territoires morcelés.
Après plus de cinq mois d’intifada et face au nouveau gouvernement du Premier ministre de droite Ariel Sharon, l’Autorité palestinienne de Yasser Arafat est plus que jamais affaiblie par le bouclage des territoires imposé par Israël et le contrôle de la rue lui échappe. Les analystes et diplomates occidentaux s’accordent à dire que la direction palestinienne, qui peine à payer plus de 100 000 fonctionnaires, est au bord du précipice économique. Le président Arafat, figure de proue du mouvement pour l’indépendance palestinienne, fait également face aux défis d’une nouvelle vague de dirigeants qui a émergé du soulèvement dans la bande de Gaza et la Cisjordanie. «Arafat a été le symbole du mouvement, et les symboles exercent parfois une grande influence. Mais quelquefois, un symbole n’est qu’un symbole et...