Depuis quelque temps, l’industrie libanaise se cherche. Subissant une lente régression au profit du secteur tertiaire, elle semble toutefois résolue à relever le défi de sa reconversion. Mais ce n’est pas seulement cette industrie-là qui intéresse Sabine Oueïss, auteur du livre : L’industrie libanaise, histoire et civilisation, édité chez Joseph D. Raïdy en collaboration avec la compagnie d’assurances Sna. Elle semble surtout soucieuse de rendre compte d’une industrie faite de mémoire et de souvenir. Non pas que l’auteur ignore les problèmes que traverse l’industrie libanaise, mais elle préfère plutôt se concentrer sur un passé qu’on découvrira tour à tour glorieux, célèbre, éclatant. C’est en tout cas cette mémoire qu’elle expose dans la première partie du livre et qui retrace les grandes étapes qu’a connues l’industrie libanaise au cours des siècles. Ainsi, cette première partie sera entièrement consacrée aux prouesses d’une industrie qui traverse les siècles. Des Phéniciens, aux Grecs et aux Romains, en passant par la Renaissance islamique et les conquêtes des Croisés, jusqu’aux Ottomans et à la période de Fakhr el-Din, Sabine Oueïss décrit ce qu’on pourrait considérer comme une véritable épopée de l’industrie libanaise. Comme s’il fallait puiser dans cette industrie, en réalité pré-libanaise, l’inspiration pour les entreprises d’aujourd’hui. La deuxième partie du livre est davantage soucieuse de réalité présente. Chaque chapitre est consacré à un pan de l’industrie libanaise productive : la joaillerie, le vin, l’imprimerie, l’eau, les meubles, etc. Mais si chacun de ces chapitres a le mérite de traiter en profondeur son sujet, le choix des secteurs traités n’est pas forcément judicieux. En mettant l’accent sur les métiers traditionnels, l’ouvrage semble oublier un pan entier de l’industrie qui mise sur les nouvelles technologies. Ces industries ne sont-elles pas l’avenir du pays ? Ne sont-elles pas les plus à même de relever le défi de la reconversion ? La volonté de perpétuer la tradition, l’expérience, doit rester indissociable de la volonté de renouvellement et d’expansion.
Depuis quelque temps, l’industrie libanaise se cherche. Subissant une lente régression au profit du secteur tertiaire, elle semble toutefois résolue à relever le défi de sa reconversion. Mais ce n’est pas seulement cette industrie-là qui intéresse Sabine Oueïss, auteur du livre : L’industrie libanaise, histoire et civilisation, édité chez Joseph D. Raïdy en collaboration avec la compagnie d’assurances Sna. Elle semble surtout soucieuse de rendre compte d’une industrie faite de mémoire et de souvenir. Non pas que l’auteur ignore les problèmes que traverse l’industrie libanaise, mais elle préfère plutôt se concentrer sur un passé qu’on découvrira tour à tour glorieux, célèbre, éclatant. C’est en tout cas cette mémoire qu’elle expose dans la première partie du livre et qui retrace les grandes...
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