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Actualités - Chronologies

Binyamin Ben Eliezer, un « super- faucon » pour épauler Sharon

Le futur ministre israélien de la Défense, le travailliste Binyamin (Fouad) Ben Eliezer, est un «super-faucon» qui devrait être parfaitement en phase avec le Premier ministre élu de droite Ariel Sharon sur le plan sécuritaire. L’ancien général, âgé de 64 ans et originaire d’Irak, a été élu vendredi à une forte majorité par le comité central du Parti travailliste pour occuper le poste de la Défense dans un cabinet d’union nationale. Cet homme massif, trapu, au franc-parler typiquement militaire, incarne l’aile droite d’un parti dont il est devenu l’un des leaders. Il a aussitôt annoncé que son objectif principal serait de rétablir la sécurité et laissé clairement entendre qu’il frapperait aussi fort qu’il le faudrait après plus de cinq mois d’intifada (soulèvement palestinien). «Il est inacceptable que des Israéliens continuent à être tués tous les jours» dans des attentats, a-t-il souligné. Il a aussi répété que les Palestiniens devaient s’attendre à ce qu’Israël «change les règles du jeu», dans la mesure où ils ont eux-mêmes «abandonné la voie de la négociation pour celle de la confrontation». Cela semble vouloir dire que l’armée aura les mains libres pour riposter à des attaques, liquider des activistes suspectés d’organiser des attentats ou opérer des raids dans des zones autonomes palestiniennes. Ce n’est pas que Binyamin Eliezer – qui a rappelé vendredi qu’il fut l’un des premiers hauts responsables israéliens à se rendre à Tunis en 1994 pour rencontrer les chefs de l’OLP – soit opposé à un compromis avec les Palestiniens. Mais ce compromis, à ses yeux, doit répondre aux exigences israéliennes en ce qui concerne la sécurité, Jérusalem et le maintien de blocs de colonisation. Tout comme M. Sharon, il refuse de négocier sans un arrêt préalable de la violence. À ce propos, il avait exigé dès le déclenchement de l’intifada l’arrêt des pourparlers, allant contre l’opinion de la majorité du gouvernement. Selon la presse israélienne, il aurait alors surpris et inquiété ses collègues en proposant qu’Israël réplique de manière sanglante et spectaculaire à des attentats palestiniens. Arrivé en Israël à treize ans, M. Ben Eliezer a été officier de carrière jusqu’à son entrée en politique en 1984, à l’âge de 48 ans. Chargé de liaison avec les premiers alliés chrétiens libanais d’Israël en 1976, il fut l’un des artisans de l’intervention militaire au Liban qui devait déboucher sur l’invasion de ce pays en juin 1982. Longtemps hostile à un retrait unilatéral israélien du Liban, il finit par changer d’avis et appuyer une telle mesure 18 ans plus tard. Il reste aujourd’hui partisan d’une politique de fermeté vis-à-vis du Liban et de la Syrie, stratégie destinée à rendre à Israël sa force de dissuasion et qui pourrait se traduire par des opérations israéliennes d’envergure en cas de nouvelles attaques du Hezbollah chiite libanais. Élu en 1984 député sur une liste d’un petit parti de centre-droit, il rejoint peu après le Parti travailliste. Il est ministre de la Construction entre 1992 et 1996. En juillet 1999, il est nommé ministre des Communications et vice-Premier ministre dans le cabinet du travailliste Ehud Barak.
Le futur ministre israélien de la Défense, le travailliste Binyamin (Fouad) Ben Eliezer, est un «super-faucon» qui devrait être parfaitement en phase avec le Premier ministre élu de droite Ariel Sharon sur le plan sécuritaire. L’ancien général, âgé de 64 ans et originaire d’Irak, a été élu vendredi à une forte majorité par le comité central du Parti travailliste pour occuper le poste de la Défense dans un cabinet d’union nationale. Cet homme massif, trapu, au franc-parler typiquement militaire, incarne l’aile droite d’un parti dont il est devenu l’un des leaders. Il a aussitôt annoncé que son objectif principal serait de rétablir la sécurité et laissé clairement entendre qu’il frapperait aussi fort qu’il le faudrait après plus de cinq mois d’intifada (soulèvement palestinien). «Il est...