La fièvre aphteuse a continué de gagner du terrain mercredi en Grande-Bretagne, où l’épizootie commence à perturber sérieusement la vie quotidienne, au point que l’armée a offert ses services. Les autorités vétérinaires britanniques ont détecté mercredi «au moins» quatre nouveaux foyers de fièvre aphteuse et laissé transparaître leur inquiétude. Les chiffres «ne cessent d’évoluer», a déclaré à la presse Jim Scudamore, responsable des services vétérinaires du gouvernement. «Il y en aura d’autres au fur et à mesure que nous parviendront les résultats» des examens, a-t-il ajouté. Ces quatre nouveaux foyers d’infection, dont deux dans le pays de Galles, concernent des moutons. Ils portent à 22 le nombre de sites touchés par l’épizootie depuis huit jours dans le pays. Les autorités d’Irlande du Nord ont indiqué de leur côté qu’elles enquêtaient sur un foyer potentiel situé à Meigh, dans le comté de South Armagh, près de la frontière avec la République d’Irlande. L’île était jusqu’à présent épargnée par la maladie. En revanche, des tests effectués en Allemagne sur des ovins porteurs d’anticorps de la fièvre aphteuse se sont révélés négatifs, a annoncé mercredi la ministre de l’Agriculture et de la Consommation, Renate Künast. La découverte mardi d’anticorps de la fièvre aphteuse sur cinq moutons importés de Grande-Bretagne par deux fermes de Rhénanie du Nord-Westphalie avait provoqué une grave inquiétude en Allemagne, épargnée pour l’instant par l’épizootie. Écoles fermées Après l’annulation mardi de la plupart des évènements sportifs du week-end en Grande-Bretagne, c’est la vie de tous les jours des Britanniques qui est de plus en plus perturbée. Dans certaines zones rurales, les enfants ont été dispensés d’école pour enrayer la propagation de la maladie, sans danger pour l’homme mais hautement contagieuse pour les animaux. Les parcs et les réserves naturelles demeurent fermés au public et le gouvernement, réuni mardi en cellule de crise autour du Premier ministre Tony Blair, a fixé des amendes très lourdes, pouvant aller jusqu’à 5 000 livres (7 215 dollars), pour ceux qui s’aventureraient dans les zones interdites de la campagne anglaise. Dans les grandes villes, les stocks de viande sont au plus bas et les dirigeants des grandes sociétés de distribution alimentaire se sont réunis pour réfléchir aux moyens de remédier à la pénurie, notamment grâce à des importations. Le ministère de l’Agriculture a indiqué que l’armée était prête à intervenir en cas de besoin. «Les forces armées nous ont contactés en nous exposant les grandes lignes des services qu’elles sont susceptibles de rendre», a dit un porte-parole. Un débat commence également à se faire jour sur l’opportunité de reporter les élections législatives prévues pour le printemps. La date du scrutin n’a pas encore été annoncée par Tony Blair, qui domine pour l’instant largement l’opposition conservatrice dans les sondages. L’une des deux dates avancées, début avril, semble d’ores et déjà exclue à cause de la maladie, estiment les observateurs politiques. Le choix du 3 mai reste en revanche d’actualité si le mal est enrayé d’ici là. Mais dans les milieux scientifiques, on commence à craindre qu’il faille des semaines, voire des mois, pour que tout rentre dans l’ordre.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La fièvre aphteuse a continué de gagner du terrain mercredi en Grande-Bretagne, où l’épizootie commence à perturber sérieusement la vie quotidienne, au point que l’armée a offert ses services. Les autorités vétérinaires britanniques ont détecté mercredi «au moins» quatre nouveaux foyers de fièvre aphteuse et laissé transparaître leur inquiétude. Les chiffres «ne cessent d’évoluer», a déclaré à la presse Jim Scudamore, responsable des services vétérinaires du gouvernement. «Il y en aura d’autres au fur et à mesure que nous parviendront les résultats» des examens, a-t-il ajouté. Ces quatre nouveaux foyers d’infection, dont deux dans le pays de Galles, concernent des moutons. Ils portent à 22 le nombre de sites touchés par l’épizootie depuis huit jours dans le pays. Les autorités d’Irlande du...