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Actualités - Chronologies

Diplomatie - Beyrouth agacé par la désinvolture US

Une désinvolture qui relève d’une vieille habitude : dans leurs navettes régionales, les secrétaires d’État US escamotent volontiers l’escale libanaise. Cette fois encore la tournée du chef de la diplomatie américaine n’inclut pas Beyrouth. Où M. Colin Powell dépêche à sa place son assistant, M. Edward Walker. La pilule est amère et les autorités locales n’ont pas manqué de marquer le coup en adressant à Washington, par les canaux diplomatiques d’usage, des reproches on ne peut plus officiels. On sait qu’en outre le président du Conseil a publiquement affirmé, dans une intervention télévisée, que l’omission US de l’étape libanaise constitue un faux pas, pour ne pas dire une faute. Ajoutant qu’on ne saurait ignorer, entendre mépriser, la position du Liban comme son rôle dans le processus de paix. C’est une façon de panser une ecchymose d’amour propre national. Mais qui, il faut bien le dire, passe pratiquement inaperçue dans le maelström régional, marqué par une levée de boucliers arabes contre la reprise des frappes US visant l’Irak. Ainsi que par les redoutables tensions sur le double front palestino-israélien et israélo-syrien. L’insignifiance relative, dans le contexte actuel, du volet libanais ajoutée à la morsure de la dérobade powellienne porte des politiciens locaux à suggérer aux responsables de ne pas recevoir M. Walker. Un conseil qui, diplomatie oblige (M. Hariri se rend aux States au printemps), a peu de chances d’être suivi. Malgré l’illustre exemple, remontant à la décennie précédente, d’un Warren Christopher refoulé de Damas.
Une désinvolture qui relève d’une vieille habitude : dans leurs navettes régionales, les secrétaires d’État US escamotent volontiers l’escale libanaise. Cette fois encore la tournée du chef de la diplomatie américaine n’inclut pas Beyrouth. Où M. Colin Powell dépêche à sa place son assistant, M. Edward Walker. La pilule est amère et les autorités locales n’ont pas manqué de marquer le coup en adressant à Washington, par les canaux diplomatiques d’usage, des reproches on ne peut plus officiels. On sait qu’en outre le président du Conseil a publiquement affirmé, dans une intervention télévisée, que l’omission US de l’étape libanaise constitue un faux pas, pour ne pas dire une faute. Ajoutant qu’on ne saurait ignorer, entendre mépriser, la position du Liban comme son rôle dans le processus de paix....