Tu seras parti comme tu as vécu. Sans te plaindre, sans faire le moindre bruit, surtout sans déranger ceux qui t’aimaient. Discrètement, sûrement heureux de retrouver Celui que tu aimais tant et Auquel tu avais consacré ta vie. J’espère au moins que tu n’as pas souffert. Tu ne l’aurais pas mérité, toi qui faisais tout pour alléger la souffrance des autres, de tes amis, de ceux que tu aimais, de ceux qui t’aimaient. Et pourtant, je sais que tu n’aurais pas hésité à offrir cette souffrance au Christ, ton Christ, celui que tu aimais tant, celui que tu m’as appris à aimer, celui dont tu m’as fait comprendre à quel point il m’aimait. J’ai eu la chance de te rencontrer il y a déjà 25 ans. J’ai eu la chance de te côtoyer, de t’écouter – peut-être parfois d’une oreille distraite – et surtout de bénéficier de tes prières tous les jours. Dommage que beaucoup d’autres n’aient pas eu cette chance. Pendant 25 ans, tu n’as jamais cessé d’être là. Toujours prêt à soutenir, à guider, quand le besoin s’en faisait sentir, toujours prêt à t’effacer quand tout allait bien. Tu devais célébrer dans un mois tes cinquante années de vie religieuse. Tu as préféré partir avant. Pour ne pas te faire remarquer, pour n’embarrasser personne… Aujourd’hui, pour la première fois, je te tutoie comme tu m’as appris à tutoyer le Christ, à tutoyer les saints. Je ne peux plus te vouvoyer. Continue à prier pour nous, continue à intercéder pour nous. En attendant, chante ton ciel tranquille et serein. Ici, tout ira bien. A-Dieu, l’ami… A-Dieu, abouna
Tu seras parti comme tu as vécu. Sans te plaindre, sans faire le moindre bruit, surtout sans déranger ceux qui t’aimaient. Discrètement, sûrement heureux de retrouver Celui que tu aimais tant et Auquel tu avais consacré ta vie. J’espère au moins que tu n’as pas souffert. Tu ne l’aurais pas mérité, toi qui faisais tout pour alléger la souffrance des autres, de tes amis, de ceux que tu aimais, de ceux qui t’aimaient. Et pourtant, je sais que tu n’aurais pas hésité à offrir cette souffrance au Christ, ton Christ, celui que tu aimais tant, celui que tu m’as appris à aimer, celui dont tu m’as fait comprendre à quel point il m’aimait. J’ai eu la chance de te rencontrer il y a déjà 25 ans. J’ai eu la chance de te côtoyer, de t’écouter – peut-être parfois d’une oreille distraite – et surtout de...
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