Comme la saison dernière, les clubs italiens ont connu une véritable débâcle, dès le stade des 8es de finale, en Coupe de l’UEFA de football, et le Calcio n’est même pas assuré d’avoir un représentant en quarts de finale de la Ligue des champions. Seul le Milan AC reste en course après son flatteur résultat nul (1-1) du Parc des Princes face au Paris SG. Pourtant, cinq formations étaient encore en lice au coup d’envoi de ce nouveau tour européen, après la trêve hivernale. Deux en Ligue des champions (Lazio Rome, Milan AC) et trois en Coupe de l’UEFA (AS Rome, Parme, Inter Milan). Quatre ont déjà disparu de la carte continentale. En ajoutant les éliminations sans gloire de la Juventus Turin dans la première phase de la Ligue des champions et surtout celle de l’Inter dans le tour préliminaire face à la modeste équipe suédoise d’Helsinborg, on assiste ainsi à une inquiétante régression du football de clubs italien, jadis dominateur sur le vieux continent. Avant le début du déclin en 2000, il fallait en effet remonter à 1984, soit seize ans pour voir une telle déroute. Malaise Ce football de riches, qui brasse des centaines de milliards de lires par an avec les contrats mirobolants et les transferts faramineux de ses plus grands clubs, a ainsi essuyé un cinglant camouflet et fait désormais presque figure de parent pauvre en Europe. «Un désastre comme l’an dernier. Toutes les équipes italiennes sortent de l’UEFA. L’Italie ne représente vraiment plus rien en Europe. Elle paie ses fautes», estime le Corriere dello Sport de Rome dans son éditorial. L’Inter Milan est sorti la tête basse, par la porte de service, sous les huées de ses tifosi, il est vrai peu nombreux – 9 845 spectateurs payants perdus dans San Siro – face à la formation espagnole Alavès Vitoria, 8e de la Liga, véritable révélation de la C3. À cette occasion, la formation milanaise a confirmé une nouvelle fois toutes ses lacunes dans le domaine collectif. Bâtie à coups de milliards par son président-supporteur Massimo Moratti, avec des grandes vedettes mondiales, cependant peu complémentaires, l’équipe «nerazzurra» n’arrive décidément pas à se donner une identité et un style de jeu. La Lazio Rome, championne d’Italie, est paradoxalement éliminée au terme de son meilleur match européen de la saison. Mais le nul contre le Real Madrid (2-2) ne peut faire oublier le retard pris sous la direction de Sven Goran Erickson (3 défaites en 3 matches) qui n’a pas laissé que des amis en Italie. Parme a également bouclé sa saison européenne par un succès devant les Néerlandais du PSV Eindhoven (3-2), après avoir été menés 2-0. Mais les Parmesans ont été trop irréguliers cette saison pour espérer aller plus loin. L’AS Rome de son côté, battue (0-2) à domicile par Liverpool à l’aller, a poussé les «Reds» dans leurs derniers retranchements (1-0), confirmant que le match aller avait été abordé avec trop de décontraction. De toute façon, cette humiliation sur le terrain aggrave le malaise d’un Calcio en proie au doute, qui se débat depuis plusieurs semaines avec les affaires de faux passeports et le fléau du racisme et de la violence, présents chaque dimanche sur la plupart des stades de la péninsule.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Comme la saison dernière, les clubs italiens ont connu une véritable débâcle, dès le stade des 8es de finale, en Coupe de l’UEFA de football, et le Calcio n’est même pas assuré d’avoir un représentant en quarts de finale de la Ligue des champions. Seul le Milan AC reste en course après son flatteur résultat nul (1-1) du Parc des Princes face au Paris SG. Pourtant, cinq formations étaient encore en lice au coup d’envoi de ce nouveau tour européen, après la trêve hivernale. Deux en Ligue des champions (Lazio Rome, Milan AC) et trois en Coupe de l’UEFA (AS Rome, Parme, Inter Milan). Quatre ont déjà disparu de la carte continentale. En ajoutant les éliminations sans gloire de la Juventus Turin dans la première phase de la Ligue des champions et surtout celle de l’Inter dans le tour préliminaire face à la...