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Actualités - Chronologies

Kosovo - Attentats antiserbes : l’Onu met en garde les Albanais

Des responsables de l’Onu ont exprimé hier leur inquiétude pour la stabilité du Kosovo après une nouvelle flambée de violences antiserbes, et ont averti les Albanais du Kosovo qu’ils risquaient de perdre leur soutien international si ces violences ne cessaient pas. Des milliers de Serbes ont manifesté au cours du week-end dans cette province du sud de la Serbie pour protester contre l’attentat perpétré vendredi contre un autobus de civils serbes, l’acte de violence le plus grave commis au Kosovo depuis juin 1999. Une puissante bombe a pulvérisé l’autobus près de Podujevo, dans le nord du Kosovo, faisant selon un bilan encore provisoire sept morts dont une petite fille de 2 ans et 43 blessés. L’attentat a été attribué aussi bien par les Serbes que par des responsables de l’Onu et de la force multinationale (Kfor) à des extrémistes albanais. À Pristina, chef-lieu du Kosovo, des représentants de l’Onu, qui administre la province depuis juin 1999, ont prévenu lundi que leur patience commençait à s’épuiser devant la persistance des violences et la réticence des Albanais à aider les enquêteurs. «Il semble que les membres de la communauté minoritaire (serbe) soient chassés un par un et que les membres extrémistes de la société ne se calmeront pas tant que la province ne sera pas ethniquement pure», a déclaré Eric Morris, chef de la mission du Haut Commissariat de l’Onu aux réfugiés (HCR) à Pristina. «Ces actes commis par quelques-uns mèneront à une érosion du soutien de la communauté internationale au Kosovo, et en fin de compte affecteront tous» les habitants de la province, a averti le responsable du HCR, qui s’est dit «écœuré». M. Morris a exprimé «une grande inquiétude pour l’avenir de la province, qui perd jour après jour le soutien de la communauté internationale». L’attentat de vendredi a eu lieu alors qu’un convoi de plusieurs autobus venus de Serbie conduisait des Serbes vers plusieurs enclaves du Kosovo. Le convoi était escorté par des blindés de la force multinationale au Kosovo (Kfor), commandée par l’Otan. Selon des responsables de l’Onu et de la Kfor, le bilan semble devoir être révisé à la hausse, des corps ayant été complètement déchiquetés par la déflagration de quelque 100 kilos d’explosifs déclenchée à distance. C’était la deuxième attaque contre un convoi de Serbes en quatre jours. Un autre convoi, lui aussi escorté par la Kfor, avait été mardi la cible de tireurs non identifiés, avec un bilan d’un mort et trois blessés. Les Serbes du Kosovo, qui vivent pour la plupart reclus dans des enclaves en raison des menaces et des violences, ne se déplacent que sous escorte, pour rendre visite à des proches en Serbie, acheter des médicaments ou recevoir des soins. Des responsables de l’Onu et de la Kfor ont estimé que la nouvelle vague de violences était une tentative pour vider le Kosovo des Serbes et de tous les non-Albanais. «Les extrémistes albanais veulent un Kosovo ethniquement nettoyé», avait déjà déclaré la semaine dernière à des journalistes le commandant en chef de la Kfor, le général Carlo Cabigiosu. La recherche des coupables est rendue difficile par la réticence des Albanais à aider la police, un mur de silence attribué à la peur de représailles de la part des extrémistes mais aussi à une indifférence apparente au sort des Serbes.
Des responsables de l’Onu ont exprimé hier leur inquiétude pour la stabilité du Kosovo après une nouvelle flambée de violences antiserbes, et ont averti les Albanais du Kosovo qu’ils risquaient de perdre leur soutien international si ces violences ne cessaient pas. Des milliers de Serbes ont manifesté au cours du week-end dans cette province du sud de la Serbie pour protester contre l’attentat perpétré vendredi contre un autobus de civils serbes, l’acte de violence le plus grave commis au Kosovo depuis juin 1999. Une puissante bombe a pulvérisé l’autobus près de Podujevo, dans le nord du Kosovo, faisant selon un bilan encore provisoire sept morts dont une petite fille de 2 ans et 43 blessés. L’attentat a été attribué aussi bien par les Serbes que par des responsables de l’Onu et de la force multinationale...