L’ancienne Armée islamique du salut (AIS), dont les combattants ont été amnistiés, a proposé à l’armée gouvernementale algérienne de combattre les groupes islamistes radicaux que les forces de sécurité n’ont pas réussi à éradiquer après neuf ans d’affrontements. Ahmed Bénaïcha, le numéro 2 de l’AIS, bras armé du Front islamique du salut (FIS, parti islamiste dissous), a estimé samedi, dans un entretien au Jeune indépendant, que grâce à leur «mobilité», ces groupes radicaux sont hors de portée de l’armée qui restera «inefficace» en dépit de ses moyens. Cet ancien chef des maquis de l’ouest algérien propose de mettre au service de l’armée régulière son «expérience» acquise sur le terrain afin de pourchasser notamment le Groupe islamique armé (GIA) d’Antar Zouabri et le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) de Hassan Hattab. Ces groupes, qui ont rejeté la politique de «concorde civile» du président Abdelaziz Bouteflika, continuent de semer la terreur à travers le pays en poursuivant massacres et attentats. «En ce qui concerne la lutte contre le GIA ou les autres organisations qui commettent les massacres, nous avons dit que ni la stratégie ni la méthode de lutte ne sont à la portée des armées classiques», a estimé Bénaïcha, qui a été à la tête d’un des maquis les plus redoutés. Bénaïcha, condamné à mort par contumace avant d’être gracié en janvier 2000, a récemment défrayé la chronique en poursuivant en justice Ali Djerri, le directeur du principal quotidien algérien, el-Khabar, pour «diffamation et atteinte à son honneur» parce qu’il avait été assimilé à un racketteur et à un tueur. Il affirme «avoir les moyens, les méthodes et la stratégie pour venir à bout de ces groupes mobiles». Il souligne en particulier que l’AIS, après plusieurs années de maquis au cours desquelles elle a tué des dizaines de milliers d’Algériens, a acquis suffisamment d’«expérience dans ce malheur». Cette «expérience», selon lui, devrait permettre à l’AIS d’anéantir le GIA et le GSPC. Il pense que «les unités classiques de l’armée, même avec de gros moyens, sont inefficaces avec ces groupes très mobiles». Ces groupes, qui possèdent de fortes capacités d’adaptation, opèrent à l’improviste et très souvent de nuit, ce qui rend leur neutralisation difficile. Les lenteurs des forces de sécurité à réagir face aux violences des groupes islamistes armés ont souvent été mises en cause, en particulier lors des grands massacres qui ont ensanglanté l’Algérie en 1996 et en 1997. L’ancien maquisard a tenu, toutefois, à préciser qu’il ne reprendrait les armes que sous le contrôle de l’armée régulière pour «combattre les auteurs des massacres».
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’ancienne Armée islamique du salut (AIS), dont les combattants ont été amnistiés, a proposé à l’armée gouvernementale algérienne de combattre les groupes islamistes radicaux que les forces de sécurité n’ont pas réussi à éradiquer après neuf ans d’affrontements. Ahmed Bénaïcha, le numéro 2 de l’AIS, bras armé du Front islamique du salut (FIS, parti islamiste dissous), a estimé samedi, dans un entretien au Jeune indépendant, que grâce à leur «mobilité», ces groupes radicaux sont hors de portée de l’armée qui restera «inefficace» en dépit de ses moyens. Cet ancien chef des maquis de l’ouest algérien propose de mettre au service de l’armée régulière son «expérience» acquise sur le terrain afin de pourchasser notamment le Groupe islamique armé (GIA) d’Antar Zouabri et le Groupe...