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Actualités - Chronologies

«Ogre», «terroriste», «boucher» : la presse arabe se déchaîne

«Ogre», «terroriste», «boucher» ou «tortionnaire» : la presse arabe s’est déchaînée hier contre le chef du Likoud et Premier ministre élu israélien Ariel Sharon estimant que sa victoire écrasante s’apparente pratiquement à «une déclaration de guerre». L’élection du «boucher de Sabra et Chatila» traduit les «tendances sanguinaires du peuple israélien», affirme le quotidien gouvernemental égyptien al-Akhbar, en référence aux massacres de plusieurs centaines de réfugiés de camps palestiniens par une milice pro-israélienne lors de l’invasion du Liban en 1982, alors que M. Sharon était ministre de la Défense. «La seule interprétation possible de la victoire de Sharon est que le peuple israélien ne veut pas la paix. Le programme électoral de Sharon, qui se résume en deux mots “la sécurité d’abord et la paix plus tard”, est en fait une déclaration de guerre», ajoute le quotidien après l’élection, mardi, du chef de la droite israélienne avec une avance de 25 points sur le Premier ministre travailliste sortant Ehud Barak. «Face à cette image noire, le seul espoir» pour que les Palestiniens obtiennent leurs droits «est de renforcer la solidarité arabe pour soutenir l’intifada (soulèvement palestinien)», estime al-Akhbar. À Ryad, la plupart des journaux qualifient M. Sharon de «terroriste» et de «tortionnaire» en annonçant en une la victoire du chef du Likoud. «Les lignes rouges» qu’Ariel Sharon a fixées pour toute négociation avec les Palestiniens constituent «presque une déclaration de guerre», souligne lui aussi le quotidien séoudien al-Jazira qui se demande si les pays arabes «se sont préparés à une telle guerre». À Damas, le quotidien du parti au pouvoir, al-Baas, qualifie de «terroriste» M. Sharon, estimant que sa victoire «est un message clair de l’entité sioniste aux Arabes qui revêt l’allure d’une déclaration officielle de guerre». «En choisissant Sharon, ajoute al-Baas, Israël a opté pour l’escalade du terrorisme et placé l’avenir de la paix dans le monde, et pas seulement au Proche-Orient, à la merci d’un général obsédé par la guerre». À Amman, la presse jordanienne s’inquiète, et demande à Ariel Sharon de respecter la souveraineté du royaume, en vertu du traité de paix conclu en 1994 entre les deux pays. «Sharon doit déclarer que la Jordanie est la Jordanie et respecter les termes du traité de paix» signé en 1994 entre les deux pays, écrit dans le quotidien al-Raï l’analyste Fahd al-Fanek. Quelques jours avant la défaite électorale d’Ehud Barak, M. Sharon avait suscité l’indignation d’Amman en déclarant que le président palestinien Yasser Arafat risquait de renverser le roi Abdallah II de Jordanie pour établir dans ce pays un État palestinien. Pour contrer les menaces que fait peser le chef du Likoud sur les pays arabes, la plupart des journaux appellent les dirigeants arabes à resserrer les rangs et à soutenir l’intifada (soulèvement palestinien) lors du prochain sommet arabe, prévu fin mars à Amman. «Il s’agit désormais, écrit le quotidien émirati al-Bayan, d’accélérer la solidarité arabe et le renforcement de l’intifada (...) pour répondre au plan agressif» d’Ariel Sharon.
«Ogre», «terroriste», «boucher» ou «tortionnaire» : la presse arabe s’est déchaînée hier contre le chef du Likoud et Premier ministre élu israélien Ariel Sharon estimant que sa victoire écrasante s’apparente pratiquement à «une déclaration de guerre». L’élection du «boucher de Sabra et Chatila» traduit les «tendances sanguinaires du peuple israélien», affirme le quotidien gouvernemental égyptien al-Akhbar, en référence aux massacres de plusieurs centaines de réfugiés de camps palestiniens par une milice pro-israélienne lors de l’invasion du Liban en 1982, alors que M. Sharon était ministre de la Défense. «La seule interprétation possible de la victoire de Sharon est que le peuple israélien ne veut pas la paix. Le programme électoral de Sharon, qui se résume en deux mots “la sécurité...